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15/06/2016

Nomination instituteur

République Française

Procès-verbal d'installation d'un instituteur à l'école publique des garçons à Autignac.

Ce jourd’hui, 3 janvier 1931 devant nous Louis Bessière maire de la commune d'Autignac (Hérault).

S’est présenté M. BALDELLOU Manuel, né le 21 février 1902 à Cazouls-les-Béziers (Hérault) muni de son brevet supérieur et C.A.P., instituteur à Cabrerolles (Hérault), nommé instituteur audit Autignac à l'école publique des garçons par arrêté préfectoral du 23 décembre 1930 lequel M. BALDELLOU Manuel nous a requis à procéder à son installation.

Vu l'avis de M. le Préfet de l'Hérault nous invitant à installer le dit sieur dans ses nouvelles fonctions.

Nous avons déclaré à M. BALDELLOU Manuel, qu'il était installé comme directeur de l'école à partir de ce jour dans ses nouvelles fonctions.

Il a été procédé ensuite en notre présence de concert avec le comparant au recollement de l'inventaire du mobilier scolaire confié aux soins du dit instituteur-directeur.

Cette opération n'a donné lieu à aucune observation.

En foi de quoi nous avons signé avec M. BALDELLOU Manuel instituteur-directeur le présent procès-verbal dont une copie sera transmise à Monsieur l'inspecteur d'académie.

Signé BALDELLOU Signé BESSIERE

Pour copie conforme, Autignac le 4 janvier 1931

27/03/2016

Les inventaires

Autignac, 21 novembre. (1906)

Le gouvernement a voulu se venger lâchement de la journée du 15 mars, pendant laquelle près de 200 hommes avaient empêché l’opération de l’inventaire de notre église.

Hier matin 20 novembre, sans avoir notifié aucun arrêt à M. le curé et au président du conseil de fabrique, une brigade de gendarmerie et 30 chasseurs à cheval cernaient l’église pour protéger la reprise inopinée de l’inventaire et empêcher toute prestation.

Dans de pareilles conditions, m. l’abbé Escande et M. le président de la fabrique ont refusé d’assister M. le percepteur dans ses opérations.

Après l’inventaire, M. le curé a donné la bénédiction  du Saint-Sacrement, non sans avoir protesté éloquemment, du haut de la chaire, contre ce prélude de spoliation, commandé de façon si hypocrite et si déloyale.

26/02/2016

Autignac ? C'est où ???

Deux vues d'Autignac : l'une est la bergerie d'Autignac aux environs de Lodève, l'autre est le tènement d'Autignac près de Ganges. Le ruisseau à sec est le "Merdanson".

 

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Domaine Autignac.

En conséquence, le public est prévenu que le mardi 29 janvier 1861, 10h du matin, il sera procédé par devant et en l'étude de Me Rouïs, notaire à Lodève, place de la Bouquerie, maison de Mme veuve Junior Clainchar, à la vente et adjudication en un seul lot du domaine ci-après désigné, aux enchères en faveur du plus offrant et dernier enchérisseur, aux clauses et conditions portées au dit jugement et au cahier des charges, qui a été rédigé par le dit Me Rouïs, notaire commis, et déposé dans ses minutes.

Le domaine à vendre est appelé Domaine d'Autignac, situé dans le territoire de la commune de Soubès, d'une contenance d'environ 350 ha, nature de champs, bois, devois et dépaissances, ses principaux tenants et aboutissants sont le domaine du mas de Rouquet, appartenant à Mme Ernest Puech née Soudeau, et la propriété de MM. Teisserenc, Pascal, Tarret, Gros et autres ……

24/02/2013

Sacré Coeur de Marie Béziers

CURE-PELISSIER.doc 

CHAPITRE 5

 

De la famille CURE à Mère Saint-Jean

 

1614 - 1869

 

 

 

Comme annoncé, nous voilà arrivé au volet Apollonie PELISSIER.

 

Nous verrons en progressant dans cette recherche qui est exactement Apollonie du moins ce qu'elle est devenue.

Donc, reprenons depuis le début, c'est-à-dire le début de cette généalogie :

1 - CURE Jean époux Catherine BOYER né vers 1614

2 – CURE Raymond époux Suzanne DE RIBES

3 – CURE Augustin, Antoine époux Marie CALVET

4 – CURE Charles époux Marianne MAS

5 – CURE Jacques époux Catherine MARTIN

6 – CURE Charles Antoine Catherine Eugène dit Eugène, époux Marie Apollonie PELISSIER. Il décède en 1849

Je ne sais pas grand-chose au sujet de Jean CURE sinon qu'il est déjà bourgeois et qu'il est probablement propriétaire de la Grange d'Affanies. En tout cas, il y décède en 1694

Parmi ses enfants, Raymond se marie 3 fois. Avec Suzanne DE RIBES (elle décède aussi à la Grange d'Affanies) qu'il épouse à Puissalicon, il a plusieurs enfants dont Augustin Antoine.

Augustin marié à Marie CALVET compte parmi ses enfants Charles.

Ce dernier marié à Marianne MAS a une fortune suffisante pour acheter la charge de maire (édit royal de 1692) qui participe à l'administration de la communauté avec les consuls. Il est dit "conseiller du roi, avocat en parlement". Il a entre autre pour fils Jacques.

Jacques épouse en 1793 Catherine MARTIN d'une famille bourgeoise d'Autignac (cette famille plus tard donnera sa maison qui sera presbytère). Jacques est avocat, il sera maire (post révolutionnaire) de 1795 à 1797 puis de 1797 à 1802 (Jean PASTRE étant cité en 1797). Toutefois, lors de son mariage il est aussi désigné comme maire.

Le fils du couple appelé Charles Antoine Catherine Eugène (désormais appelé Eugène dans tous les comptes rendus officiels)  nait le 24 prairial An XI (13 juin 1803) à Autignac. Il est avocat et juge de Paix à Murviel. 

Grande cérémonie le 11 avril 1831, Charles Antoine Catherine Eugène,  27 ans épouse Marie Apollonie PELISSIER 22 ans en présence de Jean Clément PELISSIER propriétaire foncier frère d'Apollonie, Raymond Bernard MOURGUE (lire Mourguè) notaire, Gabriel Pierre OULES propriétaire, Jacques VILLEBRUN 63 ans officier de santé, Jean Gabriel GUY greffier de la justice de Paix … Charles Antoine décède à son domicile Rue de la Promenade à Béziers le 2 novembre 1848 âgé de 46 ans.

A noter que "la rue de la Promenade" (in "Béziers pas à pas" de Claude Lapeyre et Alain Roques) est en 1807 et 1857 la rue du 4 septembre et/ou une partie haute des Allées. Un document plus récent nous dit qu'ils habitent 42 Allées Paul Riquet.

Le couple n'aura pas d'enfants

Voilà probablement une des raisons qui les rapproche du Père Gailhac (1802-1890) prêtre, aumônier de l'hôpital civil et militaire de Béziers, fondateur du "Bon Pasteur" (refuge à l'origine de femmes prostituées puis des femmes et aussi orphelinat). Ils œuvreront ensemble et, au décès de Charles Antoine (2 novembre 1848), Apollonie manifeste le désir de s'investir totalement y compris financièrement.

 Je cite un extrait de http://rscm-gen.org : "… Dans la réalisation de ses projets, le Père Gailhac  reçut le soutien inconditionnel d’un ami proche, Eugène Cure. Avec sa femme Apollonie , ils  habitaient Béziers et n’avaient pas d’enfants …

……Apollonie et Eugène souffraient de ne pas avoir d'enfants.  Lorsqu’Eugène mourut subitement à l'âge de 46 ans,  Apollonie fut  libre de se consacrer elle-même ainsi que sa fortune  aux  œuvres du Père Gailhac.  A cette époque, celui-ci cherchait à fonder une communauté religieuse capable de s’occuper du refuge et de l'orphelinat. Le 24  février 1849, Apollonie et cinq autres femmes devinrent les premiers membres de cette communauté. C’est ainsi qu’est née la congrégation des Religieuses du Sacré-Cœur (note de l'auteur : RSCM Religieuse du Sacré Cœur de Marie) dont le Père Gailhac est le fondateur et Appollonie, devenue Mère Saint-Jean, la  première supérieure…."

Et aussi dans la brochure éditée en 2009 ( in Apollonie Pelissier. Mère Saint Jean. 2009 – Bicentenaire de sa naissance. Fondatrice : Religieuses du Sacré Cœur de Marie. Femme d'Espérance et de Courage.) : " … Plus tard, en mars 1850, quand elle commença à éprouver le ressentiment et l'ingérence de la famille CURE qui désirait ardemment un partage de la fortune d'Eugène, Apollonie maintenant connue comme Mère Saint-Jean, transféra l'administration de la propriété CURE à Autignac d'Alphonse Martin, un parent des CURE, à Jean GIBBAL alors un homme de loi de Béziers. Cela la libéra pour vendre la propriété à Autignac et pour  acheter, au nom de Jean Galhiac, le domaine de Bayssan-le-Haut. Cet achat rendit possible l'ouverture de la Colonie agricole pour les orphelins en 1853…"

 Cette communauté essaimera dans le monde entier, http://rscm-gen.org : "A  la mort du Père Gailhac en 1890, les Religieuses étaient présentes dans cinq pays: France, Irlande, Portugal, Angleterre et  États-Unis. Aujourd'hui, nous travaillons aussi  au Brésil, en Italie, au Mexique, au Mozambique, en Ecosse, au Pays de Galles, en  Zambie et au Zimbabwe."

"Notre maison mère se trouve au numéro 21, rue Ermengaud, Béziers, une ville située dans le département de l'Hérault dans le sud de la France…. Aujourd'hui, la Congrégation est gouvernée à partir de notre Maison Généralice à Rome, mais la Maison-Mère reste à Béziers…".

Religiose del Sacro Cuore di Maria
Curia Generalizia
Via Sorelle Marchisio 41
00168 Roma, Italia

Mère St Jean meurt le 4 mars 1869. Voici l'acte :

L'an mil huit cent soixante neuf le cinq mars, onze heures avant midi, dans l'Hôtel de ville de Béziers département de l'Hérault par devant nous Auguste Alengri adjoint au maire de la dite ville, officier de l'Etat Civil délégué, ont comparu les sieurs Jean Gibbal prêtre, âgé de cinquante ans et Mathieu Salles, armurier, âgé de soixante dix ans, domiciliés à Béziers, lesquels nous ont déclarés que le jourd'hier six heures du soir, est décédée dans l'établissement du Bon Pasteur, Apollonie Pélissier, âgée de soixante ans, native de Murviel, domiciliée à Béziers veuve de Charles Antoine Catherine Eugène Cure (en religion sœur Saint-Jean fondatrice du dit établissement du Bon Pasteur). Nous officier de l'Etat Civil après nous être assuré du décès, avons dressé le présent acte que nous avons signé avec les comparants après lecture faite.

Une recherche reste à faire pour comprendre le lien Apolonnie – Martin qui justifierait les "pèlerinages" que certains touristes étrangers font à (l'ancien) presbytère d'Autignac.