Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15/08/2016

Lous Cauquilhacs

1900

Lous escais-noums

(seguido)

Lous Cauquilhacs d’Autignac

Autignac aco es leint de pertout vouiei i’ana aquestes jours, savièi pas ounte passat, prenguère lou trin jusqu’à Magalas, en passant diguère bonjour au camarado Bartho e d’aqui prenguère lou cami d’Autignac.

Beleu un kilomestre avant de i’ariva rescountrère un gardo, (es pas un mal d’estre ouneste) s’es pas per asard lou gardo d’Autignac.

  • Si fèt me diguèt à voun faire plesi e per vous servi.
  • Ié respoundère, sièi Balin-Balan, es ioi que m’acupe das escais-noums dins lou Camel e dins lou darniè numero ai anounça que dins lou numero venent parlarièi das Cauquilhacs d’Autignac e n’en save pas lou premiè mot, serai erous se poudès me metre au courent.
  • Tout de suito, amai serès pas troumpa, per raport que moun paire que viou encaro, (vai agudre nonanto ans), ièro, quand aco arivè, se n’es toujour rapela e me l’a counta belèu des fès, mès pouden pas resta eici en plen camp, anem au vilage, burés un cop e nous assetaren.

Anaren à Autignac, intrèren dins un pichot café ounte nous faguèren servi uno tasso de café e nous metèren à parla.

Aici coussi lou gardo m’espliquet l’escainoum, e se troumpet pas, voli dire que beguejavo pés, parlavo d’aboundenço e se troumpavo pas.

Eren en milo veit cent vingt cinq, moun paire èro jouve, mès coumpreniè très ben ço que se passavo e ço que se disiè.

Las gens a Autignac èroun economes e quand calliè despensa dous iards reflechissièn vint cops.

Acou jour venguèroun quatre ou cinq omes de Murviel, save pas de que venièn faire, (l’ai sachut pus tard) mès save qu’èren en ivert e que fasio frech, jalavo à pieiro fendre. Toutes las gents èroun dedin, enfermas e toutes au cantoun dau fioch.

Aqueles vouiajurs intrèroun dins quatre ou cinq oustals e trapèroun tout lou mounde au cantoun dau fioch en trin de se caufa.

Venien per estima de tarren per agrandi un cami vesinau mes degus se derenguèt pas.

  • A ça pamen diguet un de Murviel, soustirès pas de vosto turno.
  • Nani iè diguèroun lous Autignanencs, fai trop frech.
  • Alors quand fai frech sourtissès pas.
  • Nani de tout l’ivert.
  • Eh be ! alors restas dins vostro cauquilho coumo las auitros e lous muscles.
  • Précisament.
  • Aco fai que ses de cauquilhachs.
  • Pla entendu.

Vouguèroun estre de cauquilhachs e ou soun encaro.

19:31 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)

Incendie au bistrot

07/1910

AUTIGNAC

Incendie

Un incendie qui aurait pu avoir de graves conséquences a éclaté mercredi soir, vers 6 heures au troisième étage du grand café du Commerce tenu par M. Louis Ricard. Malgré les prompts secours organisés par le commandant Grézel, du 24e colonial et un grand nombre de soldats de ce régiment de passage dans notre localité, tous les meubles de cet appartement ont été la proie des flammes.

Nous pouvons remercier le commandant et ses braves soldats du sang-froid qu'ils ont montré en cette circonstance.

19:25 Publié dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0)

Avion sur Autignac en 1913

aout 1913

Murviel-les- Béziers.

Aviation.

Ainsi que l'avait annoncé « l'Eclair », M. Fédière est venu chez ses compatriotes, les rendre témoins de ses prouesses aériennes. Arrivé sur le vaste champ mis gracieusement à la disposition du Comité par M. Guy de Coujan, le chef pilote de l'école de Nieuport atterrit d'une façon impeccable.

Malgré l'heure matinale ouvrait la parenthèse (6h20) et l'éloignement des centres de population, bon nombre d'intrépides étaient venus recevoir le sympathique visiteur. Durant la journée, d'innombrables curieux, bravant la chaleur et la poussière, sont venus admirer l'appareil. Le soir, le départ fut retardé par une panne du moteur. A 18h heures, l'intrépide pilote s'élevant majestueusement, contourne le champ d'aviation et va visiter Saint-Genies et Autignac. Il atterrit de nouveaux, toujours d'une façon parfaite.

Le départ définitif pour Villeneuve-lès-Maguelone a lieu à 19 heures. L’aviateur prend son vol, salué par les vivats et les acclamations de près de 5000 personnes, accourues de tout le canton. Il se dirige vers Murviel, Thézan et Pailhès, son pays natal, qu’il avait survolé déjà ce matin, et disparait à l’horizon brumeux.

Fédière est un pilote à la fois hardi et prudent connaissant à fond son appareil, un monoplan Nieuport muni d’un moteur de 80 chevaux. Son sang-froid a évité une catastrophe : au moment du second atterissage, la foule débordant le service d’ordre, d’ailleurs insuffisant, s’est précipitée au devant de l’appareil. L’aviateur a du aller atterrir plus loin en rasant presque la foule.

En résumé : Pilote parfait, public trop enthousiaste ; journée magnifique.

19:20 Publié dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0)