Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/03/2012

Pollution du Libron

Montpellier le 5 février 1944

Le médecin inspecteur de la santé à Mr le Préfet

Épidémie de typhoïde à Autignac.

La mairie d'Autignac, commune de 954 habitants appartenant à l'arrondissement de Béziers, nous fait connaître le 22 janvier 1944 qu'une petite épidémie de maladie n°1 sévit dans l'agglomération.

À son tour le médecin de la localité déclare 12 cas et impute à l'eau d'alimentation les causes de la maladie.

En raison de la gravité de la situation nous nous sommes rendus à Autignac, le docteur Gautier et moi-même pour effectuer une enquête sur lieux.

Après avoir pris contact avec le représentant du maire et avec le médecin traitant, le Dr Blayac, nous avons examiné en commun les diverses hypothèses envisagées pour ne retenir que l'origine hydrique de la contamination.

Après examen de la situation, M. le Dr Blayac, médecin traitant estime que l'eau du Libron qui alimente la distribution a été polluée par des déjections du village de Laurens situé en amont à 2 km environ du point de pompage.

Dans cette localité en effet, la typhoïde avait commis quelque méfait en octobre et novembre 1943

Pendant l'été 1943 qui fut particulièrement sec, la rivière ne coulait plus et le pompage était arrêté. Les habitants d'Autignac durent utiliser l'eau des puits disséminés dans la localité.

Dès les premières pluies d'automne la réapparition du cours d'eau s'effectua de telle sorte que l'effluent capté fut précisément celui qui avait lavé le lit de la rivière souillée par les déjections estivales de Laurens.

 

Anlyse au réservoir public 26/01/1944 8h30 : Bacterium coli indoligènes  80 Coli pour 100 cc d'eau

Analyse au barrage sur Libron 26/01/1944 9h45 : 9 Coli pour 100cc

Analyse à une borne fontaine 26/01/1944 8h45 : 7 Coli pour 100cc

 

 

Autignac le 10 février 1930 Monsieur le préfet

J'ai l'honneur de vous informer que l'eau de la rivière du Libron qui sert à l'alimentation du village est contaminée par les vinasses des coopératives de Laurens qui sont déversées directement dans la rivière du Libron et nous sommes à la veille d'une grosse épidémie dans la commune.

Pour le maire, l'adjoint FANJAUD

29/03/2012

Biens nationaux

26 janvier 1791

Gabriel MEGE ménager de St Genies, nommé par le directoire du district pour procéder à l'estimation des biens nationaux dans le territoire d'Autignac.

1-      Champ al Carrairou

2-      Olivette à Jols

3-      Ferratjeal derrière la muraille

4-      Olivette et vigne à Belloc… confronte de terral chemin de la chapelle des onze mille vierges, marin lou req de Rounel, la Chapelle

5-      Olivette à Belloc

6-      Champ avec 14 oliviers à la Chapelle

7-      Champ avec oliviers à Laussière

8-      Olivette à la Poujade

9-      Champ auPourtal

10-  Olivette à Belloc confronte de terral et aiguial le Prieuré

11-  Ecurie dans les murs

12-  Jardin avec puits et vieux cazal à la Fontaine

13-  Champ avec un olivier à la Lampére (?) … d'aiguial Jean LIBES

 

 

 

 

AUTIGNAC

Canton de Magalas

Etat des biens nationaux de 1ere origine

Nature

Commune

Appartient à

Maison cy devant curiale contient 30 cannes

Autignac

La cure

Un plan al Pourtalet dit pourquieral

Autignac

Commune

Maison cy devant commune

Autignac

Commune

Ecole des filles

Autignac

Commune

Eglise

Autignac

Commune

Un lopin de terre réservé au jardin du cy devant curé

Autignac

De la chapelle des Onze Mille Vierges

Terres hermes en garrigues

 

Autignac

Communales

Cimetiére

Autignac

 

La maison commune

Autignac

Hotel commun cy devant

Un local servant cy devant de  corp de garde

Autignac

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la révolution, la population de notre commune a augmenté d'un neuvième, au point qu'il n'y avait pas une seule chambre à louer et que si la maison cy devant curiale réservée pour les instituteurs, était vendue, l'instruction publique tomberait entièrement par le seul défaut de logement;

Le 24 germinal An II, tous les citoyens de la commune s'assemblèrent pour procéder au partage des biens communaux consistant en garrigues, mais il fut unanimement délibéré, qu'attendu que ces terres sont d'une très mauvaise qualité, n'y ayant que rochers et ravines, qu'elles ne peuvent produire aucun revenu, de les laisser en l'état, parce qu'elles sont utiles et indispensables pour la dépaissance des bestiaux à laine et que le peu de broussailles qu'il ya sert pour le chauffage des citoyens et pour le four à cuire du pain, ainsi qu'il est spécifié dans la dite délibération.

 

 

Etat des biens nationaux de la commune d'Autignac qui sont encore à vendre le 2 fructidor An III :

-          Section A373 Un champ à Vieulès (12 punières 7 dextres)… faisant partie des biens du prieuré jouis par Antoine CURE cy devant curé

-          Section F100 Un jardin avec puits et cazal à la Fontaine (cazal 13 cannes ¾, jardin 3 punieres 3 dextres)… faisant partie des biens de la Chapelle de Onze mille vierges

-          Section F194 Ecurie (9 cannes ¼)… faisant partie des biens de la Chapelle de Onze mille vierges

22:14 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2012

Au sujet de Grézan

 

Quelques renseignements sur les possessions relevant de Grézan en 1740.

 

Source : documents conservés aux archives départementales des Bouches du Rhône. Ces documents ont été numérisés par Patrice. (56H2088 et 56H2089)

 

De quoi parle t-on ?

Grézan est une commanderie de l'ordre des hospitaliers de St Jean de Jérusalem.

Première remarque : "L'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte est l'appellation complète de l'ordre (catholique) connu généralement sous le nom d'ordre de Saint-Jean de Jérusalem …

Son origine remonterait au XIe siècle dans l'installation de marchands amalfitains à Jérusalem puis dans la création d'hôpitaux en Terre sainte … À l'image des Templiers, il devient militaire en plus d'être hospitalier pour défendre d'abord les pèlerins malades dans les hôpitaux de l'ordre puis ensuite combattre les sarrasins. Après son expulsion de Terre sainte, l'ordre s'installera à Chypre avant de conquérir l'île de Rhodes.

C'est sous le nom d'ordre souverain de Malte qu'il devient l'un des organismes humanitaires les plus actifs ..." (Source WIKIPEDIA)

Deuxième remarque : "En 1312, le Temple est dissout et ses biens sont dévolus à l'Ordre concurrent et prestigieux des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. (Aujourd'hui Chevaliers de Malte). Pézenas et Clermont ont été rattachés à la commanderie de Grézan (dont le commandeur résidait à Clermont)."

 

Quelle est la "mission" ?

Il est question de borner toutes les dépendances de la commanderie de Grézan.

C'est le texte de la couverture du document : " Arpentage général de la commanderie de Grézan fait en 1740".

Les opérations se déroulent entre juin et septembre sauf un document qui date de 1748

 

Quels sont les lieux cités ?

 

Magalas

Montblanc

Assignan

Laurens

Valros

Cassignac

Autignac

Agde

La Grave

Lenthéric

Marseillan métairie de St Jean près Marseillan (serait St Jean de Pendaries)

Milhegrand

Cabrerolles

Capestang

Mailhac

Caussiniojouls

Rustiques et l'Hospitalet

Fonfroide

La Liquière

Preissan

St Nazaire de Ribadaude

St Nazaire

Ouveillan

 

Murviel

Narbonne

 

Métairie de Fabrègues

Villespassans

 

 

Quels sont les protagonistes ?

-          Les huissiers

·         Jean-Jacques COUDERC huissier de Béziers

·         Jacques FOURNIER huissier de Béziers

·         François BEULAC huissier de Puissalicon

·         François BAISSIERE huissier Béziers

·         Raymond AMALVY huissier à Carcassonne

·         Jean CHARLES huissier de Béziers

·         Étienne MERLE huissier de Mailhac

-          Les autorités

·         M. le bailly marquis DE GRILLE commandeur de Grézan en 1748

·         frère Louis de Raymond DEAULX chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem commandeur de la commanderie de Grézan en 1740

Le commandeur possédait à Grézan un château seigneurial et un très vaste domaine dans la paroisse de Rustique, de Saint-Nazaire, de Cassanéjols, de Cabreiroles, la seigneurie spirituelle et les dîmes, des censés et des fiefs à Marcorignan, Capestang, Castinhac, Saint-Marcel, Ginestous, Salèles, Pezenas, la Madeleine de Clermont, Marseillan, Fabrègues et Montblanc.

·         frère Joseph de Raymond DEAULX chevalier dudit ordre commandeur de Lauran, neveu de Louis

Cette famille "De Raymond DEAULX (OU DEAUX ou D'EAUX) est signalée en 1568, 1662, 1677, 1693, 1697, 1703, 1709, 1714, et au-delà avec un De Raymond D'Eaux qui commande "l'Orphée" au combat naval de Port-Mahon sur l'ile de Minorque le 20 mai 1756. On trouve en 1769 Pierre Antoine de Raymond D'Eaux commandeur de Gap-Francès en Gévaudan.

-          Le géométre arpenteur

·         Antoine Passebosc géomètre et arpenteur de Béziers

-          Le féodiste

·         Fumat féodiste

 

-          Quelques personnes de qualité

·         messire de Robin seigneur et baron de Magalas.

·         messire de Ferroul seigneur de Laurens

·         Monsieur le marquis de Nizas lieutenant général des armées du roi seigneur dudit Caussiniojouls

·         dame veuve du sieur de VILLESPASSANS seigneur de Cabrerolles (née d'ABBES)

·         Monsieur le marquis de Nissan ou de Nizas seigneur de Murviel

·         Mgr l'évêque de Condon abbé de Fontfroide seigneur de St Nazaire d'Aude

·         messieurs du Chapitre St Just de Narbonne

·         Syndic du chapitre cathédral d'Agde

·         Guillaume Guy procureur au sénéchal de Béziers

 

Comment procéde t-on ?

1ER temps : l'huissier notifie à chaque confront de se trouver tel jour à telle heure sur les lieux du bornage

2eme temps : la délégation sur place, délimite les parcelles sinon les tènements

Les limites sont matérialisées par des bornes appelées ici "bodulles". Je ne retrouve pas la signification de ce mot. Un ami historien de Cabrerolles suggère : bodulles = bornes armoriées.

 

Lieux cités dans nos environs :

-          La terre et fief de Nissan ou de Nissau (aujourd'hui commune de Laurens) qui jouxte Caussiniojouls, Cabrerolles et Autignac.

·         Pierre CARRATIER du masage de Lenthéric

·         Carratier de Laurens

·         dame veuve du sieur de VILLESPASSANS seigneur de Cabrerolles

·         Mr le marquis de NIZAS

·         LAUX fermier du marquis

·         sieur PELLIER et Jacques GAILLARD 1e consul de Caussi

·         François LAGARDE, Raymond MOUNIS, Pierre SABY (FABY ???)

·         Et pour Autignac FOULLIE 2e consul, Jean ESCANDE procureur du roi en la juridiction royale dudit Autignac, MAS dit la guarrigue, Jean PASTRE ancien fermier des terres du seigneur de Magalas, Jean MARTY consul, Pierre FOULQUIE procureur du roi, Pierre MAS, François SERIN, Marty (Martin?) PASTRE, Pierre PASTRE, Jean-Jacques PASTRE, Pierre RESSEGUIER

Note : Un procès avec la communauté d'Autignac est relatif à la dépaissance des troupeaux dans les bois et vacants du terroir de Caussignojouls.

Un arrêt du 14 avril 1474 porte : « Que les habitants d'Autignac auront le droit de faire dèpaître leurs troupeaux, quant au bétail menu, dans la partie du terroir qui les avoisine ». (Caussiniojouls par Albert FABRE).

 

 

-          La métairie et seigneurie de Fabrègues qui jouxte Cabrerolles, St Nazaire, Murviel et Autignac

·         Les batiments de la métairie de Fabrègues : Petit logement pour le metayer, Ecurie, Jasse, Four à cuire le pain, Basse cour

·         Pierre CARRATIER 1er Consul Cabrerolles habite Lenthéric …

·         Dame de Villespassans (dite aussi d'Abbes) en son château de la Liquière

·         Louis FOURES (La Liquière)

·         Jean LEVERE (La Liquière)

·         François LAGARDE (Cabrerolles)

·         Raimond MOUNIS (Cabrerolles)

·         Pierre SABY (Cabrerolles)

·         Jean-François COSTE 1e consul de St Nazaire

·         Jacques CAUMETTE St Nazaire

·         Marquis de NIZAN seigneur de Murviel en son château

·         BAUTON (?) valet du seigneur

·         François CALAMANDE ou CALAMANTE 1er consul Murviel

-          Les terres de Grézan qui jouxtent Magalas

·         Le château comprend logement du maitre et logement du rentier, four, tineiral, écuries, jas, volallier, porcherie, avant cour, patus, jardin entouré de murailles avec puits, deux ferratjeals.

·         Pierre MARC consul

·         Sieur VERGNES 2e consul

·         Pierre MOURGUES

·         GOURGAS

·         AUGE dit Gaillou

·         Veuve de MAZIERES

·         Guillaume AUBARET

·         Jean AUBARET

·         Et Jean PASTRE d'Autignac, ancien fermier des terres dudit seigneur de Magalas

-          Les terres de Grézan qui jouxtent Laurens

·         Mr DE FERROUL seigneur de Laurens

·         La veuve de Jacques MAZIERES

·         Les consuls (Bernard CAUNES greffier consulaire)

·         Pierre CAVAILLE

·         Pierre GRANIER

·         Jean PORTAL fils d'autre

·         Jean PORTAL jeune

·         La veuve de Jean PORTAL fils de Grégoire

·         Les héritiers d'Antoine MESTRE

·         Sieur GEPT

·         Pierre REVEILHES ramonet de Gept

·         Estienne VIGUIER 

·          Estienne AUGER

·         Barthélémy MILHAU

·         Jacques  MAZIERES

·         Jean AUDIBERT

·         Jacques CARRATIE

·         PASTOUREL

·         Jean CROUZET

·         Marguilliers de l'œuvre de Laurens et le curé

Une archive de vérification des bornes en 1651 est examinée. Elle est signée de Estève BOUSSAC, Guilhem et Bernard ALBUSQUIE frères d'Autignac, Jean LEVERE de la Liquière, Jean CROUZET de Laurens.

-          Les terres de Grézan qui jouxtent Autignac

-          En tant que curé primitif, des terrains à :

·         Caussiniojouls champ attenant à l'église (dit "champ de St Jean de Jérusalem"), jardin avec son puits, cazal. Arpenté avec Mr LA VILADIE prêtre et vicaire perpétuel

·         Cabrerolles ferratjeal avec arbres fruitiers, champ à la Fumade; Arpenté avec Mr ESPIC prêtre et vicaire perpétuel.

 

 

 

ALBUSQUIE

Guilhem et Bernard fréres

Autignac

ALENGRY

Jean-Pierre

 

ALENGRY

Jean-Pierre 

Abeilhan

AUBARET

Guillaume

Magalas

AUBARET

Jean

Magalas

AUDIBERT

Jean

Laurens

AUGE

dit GAILLOU

Magalas

AUGER

Estienne

Laurens

BAUTON

valet du seigneur

Murviel

BOUFFAR

Estève

Autignac

BOUSQAIROL

Antoine

 

CADENAS

 

 

CADENAT

Estienne

 

CALAMANDE

François (1e consul)

Murviel

CARRATIE

Pierre CARRATIE 1e consul (il est de Lenthéric)

Cabrerolles

CARRATIE

Jacques

Laurens

CASTAN

Jean

 

CASTAN

Pierre

 

CAUMETTE

Jacques

Saint-Nazaire-de-Ladarez

CAUNES

Bernard greffier consulaire

Laurens

CAVAILLES

Pierre

Laurens

CAZES

Pierre

 

COMBES

Jean

 

COSTE

Jean-François

Saint-Nazaire-de-Ladarez

CROUZET

Jean

Laurens

ESCANDE

Jean ESCANDE procureur du roi en la juridiction royale dudit Autignac

Autignac

ESPIC

prêtre et vicaire perpétuel.

Cabrerolles

FOULIE

FOULIE 2e consul

Autignac

FOULQUIE

Pierre FOULQUIE procureur du roi

Autignac

FOURES

Louis (La Liquière)

Cabrerolles

GAILLARD

Jacques 1e consul

Caussiniojouls

GEPT

 

Laurens

GIBBAL

Guillaume

 

GIMBAT

Guillaume

 

GOURGAS

 

Magalas

GRANIER

Pierre

Laurens

LA VILADIE

prêtre et vicaire perpétuel

Caussiniojouls

LAGARDE

François

Cabrerolles

LAURES

 

 

LAUX

fermier du marquis

Caussiniojouls

LEVERE

Jean (La Liquière)

Cabrerolles

MARC

Pierre consul

Magalas

Marguilliers de l'œuvre de Laurens

 

Laurens

MAROL

Barthélémy

 

MARTY

Jean consul

Autignac

MAS

MAS dit la garrigue

Autignac

MAS

Pierre MAS

Autignac

MAZIERES

Veuve de MAZIERES

Magalas

MAZIERES

Jacques

Laurens

MAZIERES

Pierre

 

MESTRE

Antoine

 

MESTRE

Héritiers Antoine MESTRE

Laurens

MILHAU

Jacques

 

MILHAU

Barthélémy

Laurens

MOUNIS

Raimond

Cabrerolles

MOURGUES

Pierre

Magalas

Mr de FERROUL

 

Laurens

Mr le curé

 

Laurens

NIZAS

Mr le marquis de NIZAS

Caussiniojouls

PASTOUREL

PASTOUREL

Laurens

PASTRE

Jean PASTRE ancien fermier des terres du seigneur de Magalas

Autignac

PASTRE

Marty (Martin?) PASTRE

Autignac

PASTRE

Pierre

Autignac

PASTRE

Jean-Jacques

Autignac

PELLIER ou PELLIES

 

Caussiniojouls

PORTAL

Veuve de Jean PORTAL fils de Grégoire

Laurens

PORTAL fils d'autre

Jean PORTAL fils d'autre

Laurens

POURTAL

Hoirs Pierre POURTAL fils de Grégoire

 

POURTAL

Hoirs Jean POURTAL dit Vaillan

 

POURTAL

dit BAILLOU

 

POURTAL

Jean POURTAL dit barraque

 

POURTAL

POURTAL dit BAILLOU

 

PRIVAS

Joseph

 

RESSEGUIER

Pierre

Autignac

REVEILHES

Pierre ramonet de Gept

Laurens

ROBIN

Mr de ROBIN seigneur ou baron de

Magalas

SABY

Pierre

Cabrerolles

SERIN

François

Autignac

SOULIE

 

 

TURC

Antoine

 

VERGNES

2e consul

Magalas

VIGUIER

Estienne

Laurens

VILLESPASSANS

Dame veuve du sieur de VILLESPASSANS seigneur de Cabrerolles (elle habite La Liquière)

Cabrerolles

 

22:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Cour criminelle spéciale

 

Cour criminelle spéciale de Montpellier

20 octobre 1807

Napoléon par la grâce de Dieu et les constitutions de la république empereur des français à tous présents et à venir salut.

 

Le sieur Jacques Cure, juge de paix, officier de police judiciaire du canton de Murviel arrondissement de Béziers, domicilié à Autignac. Il a été réveillé vers les 22h30 le 4 août 1807 par le tocsin et des cris qui disaient qu'un incendie venait de se déclarer rue de la Fontaine, capable d'embraser une partie du village.

À peine parvenu à la place dite du Dehors, il aurait aperçu une grande clarté qui venait du côté de ladite rue.

C'est une charrette chargée de paille près de la porte de l'écurie du sieur Lavit propriétaire foncier vis-à-vis les maisons occupées par Jean-Pierre Bouissou plâtrier et François PASTRE fils de Martin, laquelle charrette appartient à Emmanuel Lagarde fabricant d'eau-de-vie.

Il semble que des portes alentours soient brûlées mais comme l'heure est tardive, le sieur Cure reporte au lendemain 5h l'expertise de ces dégâts.

Le sieur Lagarde dit qu'il a chargé la veille cette charrette avec de la paille achetée à Villeneuve-les-Béziers. Voyant que l'incendie menace le village, il a essayé de tirer cette charrette vers la fontaine et hors le village. Mais l'incendie étant trop fort ils ne peuvent aller plus loin.

 

Pour je ne sais quelle raison, un mandat d'amener est délivré le 7 août par le substitut magistrat de sûreté contre:

-          François Pastre, fils de Martin, 40 ans, aubergiste, natif et domicilié à Autignac, taille 1 m 70, cheveux et sourcils châtains foncés, yeux châtains, nez gros, bouche moyenne, menton rond, front découvert, visage ovale.

-          Joseph Carles 61 ans, natif de Béziers, charron, taille 1 m82, cheveux et sourcils gris, yeux châtains, nez gros et relevé, bouche moyenne, menton rond, visage ovale.

Ils sont prévenus d'incendie, dans la nuit du 4 au 5 août derniers, dans la commune d'Autignac, à une charrette de paille, blé et froment appartenant au sieur Emmanuel Lagarde fabriquant d'eau-de-vie.

Ils sont incarcérés aussitôt.

 

Le procureur général impérial près la cour de justice criminelle et spéciale du département de l'Hérault céans à Montpellier mande et enjoint à tous huissiers et gendarmes d'assigner (comme témoins) :

-          Jean Emmanuel Lagarde fabricant d'eau-de-vie

-          Jean-Pierre Barral adjoint au maire

-          Marie FOULQUIER fille

-          Jean ABBES

-          Étienne Chabert menuisier

-          Marie ??? épouse de Bouillon

-          Jean-Pierre Bouillon agriculteur

-          Antoine Séguier

-          Catherine Cros

-          Élisabeth Baluffe femme Lagarde

-          Marianne Barral épouse Bousquet

-          Marie Bousquet femme Séguier

-          Antoine Bouffard laboureur 29 ans

-          Anne Laurès épouse Bouffard 25 ans

-          François, Martin Cabannel âgé d'environ 27 ans propriétaires fonciers domiciliés à Lieuran-lès-Béziers

à comparaître devant la dite et dans son prétoire à Montpellier.

 

D'autres témoins ne sont pas convoqués :

-          Carratier maire

-          Marc Gely

-          Pierre Dejean

-          Jean ???

-          Pierre Garenq voiturier de 47ans demeurant à la mouline Canac.

-          Jean Villaret âgé de 12 ans fils de Jean Villaret marchand de fromage domicilié à Bédarieux.

 

Plusieurs habitants signent une pétition de soutien aux prévenus.

 

Finalement devant le manque de preuves évidentes les accusés sont acquittés.

 

22:37 Publié dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0)

Histoire du puits

"On mande de Béziers que des ouvriers creusant un puits à Autignac, village à trois lieus de cette ville, parvenus le 3 du mois dernier à environ six toises de profondeur, voyant l'eau suinter insensiblement, redoublant d'activité à cet aspect et se hâtant de pousser plus loin leurs travaux, entendirent tout à coup un grand bruit souterrain qui les épouvanta ; en se rassurant, ils se rapprochèrent du puits au fond duquel était resté un de leur camarade, qu'ils appelèrent et qui ne répondit pas.
Un de ses frères, effrayé pour lui, descendit dans un baquet pour le secourir et ne donna aucun signe de vie dès qu'il eut touché le fond ; un troisième le suivit et éprouva le même sort ; un quatrième osa s'exposer à descendre mais on prit la précaution de l'attacher et de le suivre de l'œil pendant qu'on le descendait doucement. On l'aperçut bientôt pencher la tête, s'agiter par secousses violentes ; on le remonta aussitôt et il resta deux heures sans mouvement. On tenta alors des expériences qu'on aurait du faire d'abord ; on mit un coq dans le baquet, on le descendit jusqu'au fond et on le trouva, en le remontant, presque expirant, avec la crête brulée. On fit le même essai sur un chat qui était presque mort lorsqu'on le retira. Peronne n'osant s'exposer à descendre, on retira avec des crocs les trois personnes qui étaient restées dans le puits ; elles étaient mortes ; leur peau paraissait toute calcinée. La lettre ajoute que le bruit souterrain continu et que des physiciens-chimistes s'occupent à reconnaitre la cause de ce bruit et l'espéce de ces vapeurs gazeuses dont les effets ont été si funestes. On assure qu'on a tiré de ce puits des matières vitrifiées qu'on dirait avoir été mises en fusion."
Trouvé par Patrice LEFUR dans "La Gazette de France de 1786"

L'an 1786 et le 31eme jour du mois d'aout, le conseil général de la communauté d'Autignac a été assemblé en la forme ordinaire par mandement du sieur Jean ESCANDE second consul et par devant le sieur GELY lieutenant, ont été présents et opinants les habitants soussignés par devant le sieur ESCANDE consul ont été présents et opinants les habitants soussignés
Auquel conseil a été dit par le sieur GELY lieutenant qu'à cause des grands malheurs quy sont arrivés dans l'endroit notamment dans un puits que le sieur MARTY premier consul faisait recreuser à un ferajeal au ténement del Portalet quy confronte les murs du lieu lesquels ont occasionné la mort de trois hommes savoir que le premier qui descendit dans le dit puits le matin pour y puiser un peu de l'eau quy y avait à peine y fut-il descendu qu'il se sentit défaillir et demanda du secours qu'on le montât tout de suite l'ayant monté dessuite dans une comporte à peine fut-il élevé à une canne de hauteur qu'il tombât raide mort dans le dit puits à cause de mauvaises exhalaisons qu'il en respira du souffre, mercure et autres --- brulan et de suite un autre homme voulant y descendre pour y donner du secours pour y sauver la vie en vain il y fut qu'il y mourut tout de suite un troisième voulant y descendre pour secourir son frère y resta également et fut mort dessuite sans daigner donner un signe de vie un quatrième voulant y descendre pour donner du secours à ses deux frères et pour les pécher alors il aurait essuyé le même sort que les autres s'il n'avait de la prudence des personnes présentes quy donnerait le sage conseil de l'attacher avec des cordes pour pouvoir le monter dessuite à peine fut-il descendu au fond du puits que les personnes au haut du puits le voient pâmer et l'ayant monté dessuite promptement à peine fut-il dehors qu'il ne respirait qu'avec peine et était à demi mort s'il n'eut été le grand secours des remèdes qu'on lui donna il aurait essuyé le même sort et la sage prudence de Mr l'avocat GUIBERT avocat citoyen du lieu de St Genies se trouvant sur les lieux voulant faire l'expérience tendrait à la (destruction ?) tant des bêtes que des hommes on descendit un coq à peine fut-il descendu environ neuf (ou vingt ?) cannes dans le puits qu'il mourut de suite et l'ayant monté dessuite on s'aperçut que sa crête et sa langue fut brulée que le lendemain voulant faire une seconde expérience d'un chat qu'on descendit dans un panier l'ayant descendu dans le dit puits qu'il subit le même sort quy a fait augurer à toute la communauté que ces matières étaient pestiférées et qu'elles pouvaient se communiquer facilement dans l'endroit en pouvoir occasionner une peste dans le voisinage et tendre à la destruction du public comme il convient d'éviter des plus grands malheurs il convient que le puits soit comblé dessuite qu'il soit délibéré à raison du proposé sur quoi les voix recueillies il a été unanimement déclaré qu'il est donné pouvoir au sieur ESCANDE consul au nom de la communauté de faire combler le dit puits comme aussy de se pourvoir devant qui de droit pour le faire combler dans le cas il fut pris à partie et que le tout sera fait aux frais et dépens de la dite communauté comme la cause requiert célérité il convient de travailler sans délay à combler le dit puits pour la conservation du public ainsy a été conclu et délibéré et … dessus le sieur ESCANDE second consul a interposé son autorité judiciaire et est signé avec le sieur FOUILLE procureur du roy au bureau de police et le sieur Jean FERRET procureur du roy conseillers habitants délibérants et nous Martin PASTRE greffier consulaire requis. 
Extrait du "Registre des délibérations consulaires 1781-1789" d'Autignac

Traduction
L'an 1786 et le 31eme jour du mois d'aout, le conseil général de la communauté d'Autignac a été assemblé en la forme ordinaire par mandement du sieur Jean ESCANDE second consul. Présents et opinants les habitants soussignés
Auquel conseil a été dit par le sieur GELY lieutenant que, à cause des grands malheurs qui sont arrivés dans l'endroit, notamment dans un puits que le sieur MARTY premier consul faisait recreuser à un ferajeal au tènement del Portalet (qui confronte les murs du lieu). Lesquels événements ont occasionné la mort de trois hommes : savoir que le premier qui descendit dans le puits le matin pour y puiser un peu de l'eau qu'il y avait, à peine y fut-il descendu qu'il se sentit défaillir et demanda du secours. On le montât tout de suite dans une comporte. A peine fut-il élevé à une canne de hauteur qu'il tombât raide mort dans le dit puits à cause de mauvaises exhalaisons qu'il respira (du souffre, du mercure ou d'autres --- brulants ?). 
De suite, un autre homme voulant y descendre pour lui donner du secours, pour lui sauver la vie, en vain il y fut qu'il y mourût tout de suite. 
Un troisième voulant y descendre pour secourir son frère y resta également. Il fut mort de suite sans daigner donner un signe de vie. 
Un quatrième voulant y descendre pour donner du secours à ses deux frères et pour les pécher aurait essuyé le même sort que les autres s'il n'avait été la prudence des personnes présentes qui donnèrent le sage conseil de l'attacher avec des cordes pour pouvoir le monter de suite. A peine fut-il descendu au fond du puits que les personnes au haut du puits le voient pâmer et le remontent promptement. A peine fut-il dehors qu'il ne respirait qu'avec peine et était à demi mort s'il n'eut été le grand secours des remèdes qu'on lui donna ; il aurait essuyé le même sort. 
La sage prudence de Mr l'avocat GUIBERT avocat citoyen du lieu de St Genies se trouvant sur les lieux voulut faire l'expérience s'il tendrait à la (destruction ?) tant des bêtes que des hommes. On descendit un coq. A peine fut-il descendu environ neuf (ou vingt ?) cannes dans le puits qu'il mourut de suite. L'ayant monté de suite, on s'aperçut que sa crête et sa langue étaient brulées. 
Le lendemain on fit une seconde expérience d'un chat qu'on descendit dans un panier. Il subit le même sort qui a fait augurer à toute la communauté que ces matières étaient pestiférées et qu'elles pouvaient se communiquer facilement dans l'endroit, qu'elles pouvaient occasionner une peste dans le voisinage et tendre à la destruction du public. 
Comme il convient d'éviter des plus grands malheurs il convient que le puits soit comblé de suite. Il a été délibéré et, les voix recueillies, il a été unanimement déclaré qu'il est donné pouvoir au sieur ESCANDE consul au nom de la communauté de faire combler le dit puits comme aussi de se pourvoir devant qui de droit pour le faire combler. Le tout sera fait aux frais et dépens de la dite communauté. Comme la cause requiert célérité il convient de travailler sans délai à combler le dit puits pour la conservation du public. Ainsi a été conclu et délibéré et … dessus le sieur ESCANDE second consul a interposé son autorité judiciaire et a signé avec le sieur FOUILLE procureur du roi au bureau de police et le sieur Jean FERRET procureur du roi, conseillers et habitants délibérants et nous Martin PASTRE greffier consulaire requis. 

Les 3 ouvriers décédés
L'an 1786 et le 31eme jour du mois d'aout a été enterré dans le cimetière de cette paroisse Jean LAURES fils légitime de Louis LAURES décédé le jour d'hier qui est mort de mort violente. Témoins les soussignés…
L'an 1786 et le 31eme jour du mois d'aout a été enterré dans le cimetière de cette paroisse Antoine LAURES fils légitime de Louis LAURES décédé le jour d'hier de mort subite âgé d'environ 21 ans. Témoins les soussignés…
L'an 1786 et le 31eme jour du mois d'aout a été enterré dans le cimetière de cette paroisse Estienne RODIER du lieu de St Genies brassier âgé d'environ dix huit ans décédé le jour d'hier fils d'Estienne RODIER brassier qui est mort de mort subite. Témoins les soussignés…

22:17 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Village d'Autignac

 

AUTIGNAC

Carte d’identité
Commençons par donner un nom à notre village. Cela est simple, il s’agit d’Autignac. Pas si sûr.
Avant Autignac, il y avait Belloc.
BELLOC, nom populaire du cimetière d'Autignac:
- Sainte Marie de Belloloco, 1153 (L. Noir p. 240), 1178 (G. christ. VI, inst. c. 140), 1216 (L. Noir, p. 544);
- parrochia Beate Marie du Belloloco, 1260 (Pasquier, p. 106);
- de Bello loco, 1323 (CRDP, p. 125), 1351, 1361 (pouillés), 16e s. (FD : RAC);
- Bouloc, 1529 (Histoire Générale du Languedoc, XII, c. 479);
- de Belloloco, 1636 (FD : ACLB);
- de Belloloco, 1636 (FD: ACLB).
Étymologie. Occitan Bèl loc ou équivalent français beau lieu, nom caractéristique d'une fondation religieuse.
AUTIGNAC, commune (canton de Murviel-lès-Béziers) :
- domine de Altiniaco, 1155 (cartulaire de Gellone, page 436 : identification incertaine) ;
- castri de Altiniaco, vers 1182 (Gallia Christiana VI, inst, c. 88) ;
- castrum de Altiniaco ; de castro Altiniaco; castrum de Autiniaco, 1199 (ibid., c. 147) ;
- castro de Autinhaco, 1260 (Pasquier, p, 106) ;
- de Autinhaco, 1344 (Archives municipales Pézenas) ;
- Autignaco, 16e s. (FD: RAC);
- Autinhac, 1571, 1585 (RDB);
- Aultignac, 1622 (Le Clerc) ;
- Authinhaco, 1636 (FD : ACLB);
- Autignac, 1643 (Cavalier), 1708 (Delisle), 1740-60 (FL. 7 189 ; 8. 236 r°, 285 r°), 1770.2 (Cassini).
AUTIGNAGUET, h. (Roqueredonde) :
- ecclesiam S. Mariae de Altiniaco, 1135 (G, christ. VI, inst, c, 135) ;
- prieur d'Autinhaguet, 1571 (RDB) ;
- prieuré de Notre-Dame-d'Antinhagel, 1607 (Sahuc, ISAC, p. 80) ;
- Aultignac, 1622 (Le Clerc) ;
- Authinaguet, 1636 (RAAC 147 v°) ;
- Autignagues, 1740-60 (FL. 12. 187) ;
- Autignaguet, 174O-60 (FL.7.178 ; 8.236 r°) ;
- Autignaguet et N-D. d'Autignaguet, 1774-5 (Cassini).
Domaines gallo-romains: gentilice lat. Altinius + suff. -acum. Le suff. dimin. -et, ajouté vers le 16° s. au n, de la loc. à Roqueredonde, sert à distinguer celle-ci de son homonyme.
AUTIGNAC (Moulés-et-Baucels) : Autinac, 1774-5 (Cassini). Bergerie d'AUTIGNAC, maison,
AUTIGNAC, AUTIGNAGUET, lieux-dits (Soubés).
Ces noms, représentent sans doute la transplantation des précédents.
SOURCE : « Les noms de lieu du département de l’Hérault » Frank R.HAMLIN
Nota : « Quoique bien distincts, les villages d’Autignac (canton et doyenné de Murviel) et d’Autignaguet (canton et doyenné de Lunas) ont longtemps été confondus. Ces paroisses étaient dédiées à Sainte Marie.»

 

Blason :

Ayant un nom, nous choisirons un blason. Celui que nous connaissons aujourd’hui est ainsi décrit dans « Armorial des communes de l’Hérault » :
« D'hermine au pairle losangé d'or et de gueules. (d'Hozier: Béziers, n°218, D.f 199). ».

Blason.jpg

 D’où vient-il ? Je ne sais, mais mon hypothèse est qu’il a été déposé pour enregistrement, par les consuls d’Autignac, contre paiement de 50 livres, conformément aux dispositions de l'Edit du Roi, daté du 20 novembre 1696. Si l’on résume, Louis XIV plus ou moins à cours d’argent, a trouvé un nouveau moyen de ponctionner les communautés en leur imposant l’instauration d’armoiries contre redevance. Notre blason serait alors sans réelle signification. (Note de l'auteur)

 

Le Saint Patron :

Il se trouve que nous en avons trois :
- Sainte-Marie en souvenir de Sainte-Marie de Belloc
- Saint-Martin, en souvenir de la chapelle du château
- Saint-Roch, je pense en souvenir de sa protection contre la peste

 

Le clocher :

Clocher.jpg

Construit de 1930 à 1933. Campanile forgé par Mr Fanjaud.

 

 

Notons quelques villages qui portent un nom identique à la lettre près :
- ANTIGNAC Cantal
- ANTIGNAC Charente-Maritime

- ANTIGNAC Haute-Garonne
- AUGIGNAC Dordogne
- AURIGNAC Haute-Garonne
- ANTAGNAC Lot-et-Garonne
- ANTUGNAC Aude
 

- LAUTIGNAC Haute-Garonne

et aussi :

Rue Autignac à Piolenc en Vaucluse

Pech d'Autignac à Marnhagues-et-Latour en Aveyron

Autignac à Moulès-et-Baucels dans l'Hérault

 

Saubriquet

LOUS CAUQUILHATS
AUTIGNAC. Autinhac. Autinhaquenc. Autignacois.
Los cauquilhats, Las cauquilhadas, les alouettes huppées… l'explication de ce mot : la touffe ou huppe de plumes relevées sur la tête de cette espèce d'alouette représente grossièrement une coquille. Las cauquilhadas, les alouettes huppées ; on trouve sur le territoire de cette commune, comme sur celui de bien des villages voisins, des piochs du même nom, terrains incultes parce que trop pierreux.
Cauquilhats : cossus, fiers, riches, huppés

« La cauquilhada, c'est l'alouette huppée, cet Oiseau se dresse sur les mottes de terre et il est là, arrogant, d'un air de dire : "Regardez-moi si je suis beau. " Il a de l'orgueil.  Et nous, à ce qu'il parait, dans le temps, nous aimions de parader un peu quand nous portions un costume neuf.  »

Claude ACHARD « LES UNS ET LES AUTRES » Dictionnaire satirique des sobriquets collectifs de l'Hérault

Autre explication :

Lous escais-noums

(seguido)

Lous Cauquilhacs d’Autignac

Autignac aco es leint de pertout vouiei i’ana aquestes jours, savièi pas ounte passat, prenguère lou trin jusqu’à Magalas, en passant diguère bonjour au camarado Bartho e d’aqui prenguère lou cami d’Autignac.

Beleu un kilomestre avant de i’ariva rescountrère un gardo, (es pas un mal d’estre ouneste) s’es pas per asard lou gardo d’Autignac.

-          Si fèt me diguèt à voun faire plesi e per vous servi.

-          Ié respoundère, sièi Balin-Balan, es ioi que m’acupe das escais-noums dins lou Camel e dins lou darniè numero ai anounça que dins lou numero venent parlarièi das Cauquilhacs d’Autignac e n’en save pas lou premiè mot, serai erous se poudès me metre au courent.

-          Tout de suito, amai serès pas troumpa, per raport que moun paire que viou encaro, (vai agudre nonanto ans), ièro, quand aco arivè, se n’es toujour rapela e me l’a counta belèu des fès, mès pouden pas resta eici en plen camp, anem au vilage, burés un cop e nous assetaren.

Anaren à Autignac, intrèren dins un pichot café ounte nous faguèren servi uno tasso de café e nous metèren à parla.

Aici coussi lou gardo m’espliquet l’escainoum, e se troumpet pas, voli dire que beguejavo pés, parlavo d’aboundenço e se troumpavo pas.

Eren en milo veit cent vingt cinq, moun paire èro jouve, mès coumpreniè très ben ço que se passavo e ço que se disiè.

Las gens a Autignac èroun economes e quand calliè despensa dous iards reflechissièn vint cops.

Acou jour venguèroun quatre ou cinq omes de Murviel, save pas de que venièn faire, (l’ai sachut pus tard) mès save qu’èren en ivert e que fasio frech, jalavo à pieiro fendre. Toutes las gents èroun dedin, enfermas e toutes au cantoun dau fioch.

Aqueles vouiajurs intrèroun dins quatre ou cinq oustals e trapèroun tout lou mounde au cantoun dau fioch en trin de se caufa.

Venien per estima de tarren per agrandi un cami vesinau mes degus se derenguèt pas.

-          A ça pamen diguet un de Murviel, soustirès pas de vosto turno.

-          Nani iè diguèroun lous Autignanencs, fai trop frech.

-          Alors quand fai frech sourtissès pas.

-          Nani de tout l’ivert.

-          Eh be ! alors restas dins vostro cauquilho coumo las auitros e lous muscles.

-          Précisament.

-          Aco fai que ses de cauquilhachs.

-          Pla entendu.

Vouguèroun estre de cauquilhachs e ou soun encaro.

Trouvé dans un journal

 

21:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)