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16/11/2016

Visite du village

Visite AUTIGNAC.doc

09/11/2016

Des pigeonniers ?

Alors que j'interrogeais un correspondant au sujet de moulins dans le secteur Vailhan-Neffiès-Roujan, celui-ci en retour souhaitait répertorier les pigeonniers sur Autignac.

C'est en travaillant avec Andrée sur le compoix de 1660 que nous avons trouvé 10 références. A noter que celui de Jean CURE et celui de Pierre CIFFRE sont à la place de l'actuelle sacristie et son prolongement.

Jean Jacques DEMONS seigneur de Cabrerolles, bailly juge royal baillage d’Autignac

Maison avec son pigeonnier, estable, cazal, patus ciel ouvert et jardin tout joignant

Faubourg de Bon Conseil

Hoirs Antoine MAS

Maison avec son pigeonnier et chambre au dessus de la rue publique

Dans les murs

Georges ALENGRY

Jasse, pigeonnier, patu

Acurals

Jean CURE

Maison et pigeonnier

Dans les murs

Pierre CIFFRE

Maison et pigeonnier

Dans les murs

Pierre et Raymond DESFOURS

Jasse, pigeonnier et patu

Faubourg

Pierre DESFOURS

Pigeonnier, jardin et puits

Faubourg

Jean et Vincent CURE

Jasse et pigeonnier, champ et oliviers

Mas d’Encha

Michel RAYNOUX

Pigeonnier, cazal, champ avec oliviers, jardins, vigne et pred tous joignant

Devéze

Bernard ROGER

Maison et degré au dehors et pigeonnier

Faubourg

 La recherche continue !

17:13 Publié dans Compoix | Lien permanent | Commentaires (0)

Histoire de l'église

AUTIGNAC

L'EGLISE

Histoire de l'église.doc

11:45 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2016

Lous Cauquilhacs

1900

Lous escais-noums

(seguido)

Lous Cauquilhacs d’Autignac

Autignac aco es leint de pertout vouiei i’ana aquestes jours, savièi pas ounte passat, prenguère lou trin jusqu’à Magalas, en passant diguère bonjour au camarado Bartho e d’aqui prenguère lou cami d’Autignac.

Beleu un kilomestre avant de i’ariva rescountrère un gardo, (es pas un mal d’estre ouneste) s’es pas per asard lou gardo d’Autignac.

  • Si fèt me diguèt à voun faire plesi e per vous servi.
  • Ié respoundère, sièi Balin-Balan, es ioi que m’acupe das escais-noums dins lou Camel e dins lou darniè numero ai anounça que dins lou numero venent parlarièi das Cauquilhacs d’Autignac e n’en save pas lou premiè mot, serai erous se poudès me metre au courent.
  • Tout de suito, amai serès pas troumpa, per raport que moun paire que viou encaro, (vai agudre nonanto ans), ièro, quand aco arivè, se n’es toujour rapela e me l’a counta belèu des fès, mès pouden pas resta eici en plen camp, anem au vilage, burés un cop e nous assetaren.

Anaren à Autignac, intrèren dins un pichot café ounte nous faguèren servi uno tasso de café e nous metèren à parla.

Aici coussi lou gardo m’espliquet l’escainoum, e se troumpet pas, voli dire que beguejavo pés, parlavo d’aboundenço e se troumpavo pas.

Eren en milo veit cent vingt cinq, moun paire èro jouve, mès coumpreniè très ben ço que se passavo e ço que se disiè.

Las gens a Autignac èroun economes e quand calliè despensa dous iards reflechissièn vint cops.

Acou jour venguèroun quatre ou cinq omes de Murviel, save pas de que venièn faire, (l’ai sachut pus tard) mès save qu’èren en ivert e que fasio frech, jalavo à pieiro fendre. Toutes las gents èroun dedin, enfermas e toutes au cantoun dau fioch.

Aqueles vouiajurs intrèroun dins quatre ou cinq oustals e trapèroun tout lou mounde au cantoun dau fioch en trin de se caufa.

Venien per estima de tarren per agrandi un cami vesinau mes degus se derenguèt pas.

  • A ça pamen diguet un de Murviel, soustirès pas de vosto turno.
  • Nani iè diguèroun lous Autignanencs, fai trop frech.
  • Alors quand fai frech sourtissès pas.
  • Nani de tout l’ivert.
  • Eh be ! alors restas dins vostro cauquilho coumo las auitros e lous muscles.
  • Précisament.
  • Aco fai que ses de cauquilhachs.
  • Pla entendu.

Vouguèroun estre de cauquilhachs e ou soun encaro.

19:31 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)

Incendie au bistrot

07/1910

AUTIGNAC

Incendie

Un incendie qui aurait pu avoir de graves conséquences a éclaté mercredi soir, vers 6 heures au troisième étage du grand café du Commerce tenu par M. Louis Ricard. Malgré les prompts secours organisés par le commandant Grézel, du 24e colonial et un grand nombre de soldats de ce régiment de passage dans notre localité, tous les meubles de cet appartement ont été la proie des flammes.

Nous pouvons remercier le commandant et ses braves soldats du sang-froid qu'ils ont montré en cette circonstance.

19:25 Publié dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0)

Avion sur Autignac en 1913

aout 1913

Murviel-les- Béziers.

Aviation.

Ainsi que l'avait annoncé « l'Eclair », M. Fédière est venu chez ses compatriotes, les rendre témoins de ses prouesses aériennes. Arrivé sur le vaste champ mis gracieusement à la disposition du Comité par M. Guy de Coujan, le chef pilote de l'école de Nieuport atterrit d'une façon impeccable.

Malgré l'heure matinale ouvrait la parenthèse (6h20) et l'éloignement des centres de population, bon nombre d'intrépides étaient venus recevoir le sympathique visiteur. Durant la journée, d'innombrables curieux, bravant la chaleur et la poussière, sont venus admirer l'appareil. Le soir, le départ fut retardé par une panne du moteur. A 18h heures, l'intrépide pilote s'élevant majestueusement, contourne le champ d'aviation et va visiter Saint-Genies et Autignac. Il atterrit de nouveaux, toujours d'une façon parfaite.

Le départ définitif pour Villeneuve-lès-Maguelone a lieu à 19 heures. L’aviateur prend son vol, salué par les vivats et les acclamations de près de 5000 personnes, accourues de tout le canton. Il se dirige vers Murviel, Thézan et Pailhès, son pays natal, qu’il avait survolé déjà ce matin, et disparait à l’horizon brumeux.

Fédière est un pilote à la fois hardi et prudent connaissant à fond son appareil, un monoplan Nieuport muni d’un moteur de 80 chevaux. Son sang-froid a évité une catastrophe : au moment du second atterissage, la foule débordant le service d’ordre, d’ailleurs insuffisant, s’est précipitée au devant de l’appareil. L’aviateur a du aller atterrir plus loin en rasant presque la foule.

En résumé : Pilote parfait, public trop enthousiaste ; journée magnifique.

19:20 Publié dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2016

Nomination instituteur

République Française

Procès-verbal d'installation d'un instituteur à l'école publique des garçons à Autignac.

Ce jourd’hui, 3 janvier 1931 devant nous Louis Bessière maire de la commune d'Autignac (Hérault).

S’est présenté M. BALDELLOU Manuel, né le 21 février 1902 à Cazouls-les-Béziers (Hérault) muni de son brevet supérieur et C.A.P., instituteur à Cabrerolles (Hérault), nommé instituteur audit Autignac à l'école publique des garçons par arrêté préfectoral du 23 décembre 1930 lequel M. BALDELLOU Manuel nous a requis à procéder à son installation.

Vu l'avis de M. le Préfet de l'Hérault nous invitant à installer le dit sieur dans ses nouvelles fonctions.

Nous avons déclaré à M. BALDELLOU Manuel, qu'il était installé comme directeur de l'école à partir de ce jour dans ses nouvelles fonctions.

Il a été procédé ensuite en notre présence de concert avec le comparant au recollement de l'inventaire du mobilier scolaire confié aux soins du dit instituteur-directeur.

Cette opération n'a donné lieu à aucune observation.

En foi de quoi nous avons signé avec M. BALDELLOU Manuel instituteur-directeur le présent procès-verbal dont une copie sera transmise à Monsieur l'inspecteur d'académie.

Signé BALDELLOU Signé BESSIERE

Pour copie conforme, Autignac le 4 janvier 1931

26/05/2016

Courageux

24/11/1942

AUTIGNAC

Nos compatriotes à l'honneur.

Il nous est agréable de reproduire ici la citation obtenue par notre compatriote Puche François :

« Est cité à l'ordre de la division numéro 1034 du 20 juin 1942 Puche François, de la 344e compagnie autonome de chars de combat de la subdivision de Montpellier :

« Mécanicien particulièrement courageux et dévoué, conduisant le 15 juin 1940 au cours d'une attaque le char du chef de section, a continué le combat alors que son chef venait d'être grièvement blessé. Revenu à la position de ralliement, est reparti une fois de plus à la contre-attaque avec un nouveau chef de section, donnant à tous un bel exemple de calme et de sang-froid ».

Nos vives félicitations.

28/04/2016

Nouvelle église

17/03/1896

Bénédiction de la nouvelle église.

La cérémonie a commencé par la remise des clés faite par M. Gelly, maire d'Autignac, à M. Sanègre, archiprêtre de Béziers, délégué par Mgr l’Evêque.

Après les prières liturgiques, une procession aussi nombreuse que recueillie s'est dirigée vers la chapelle provisoire. Les rues étaient décorées comme au beau jour de la Fête-Dieu ; l'enthousiasme indescriptible.

Enfin, Notre Seigneur est entré triomphant dans un sanctuaire plus digne de lui. Notre église était en effet l'épouse parée pour recevoir l’époux.

A l'extérieur, arcs de triomphe splendides ; à l'intérieur, oriflammes aux couleurs variées et s’harmonisant parfaitement, autels étincelants de lumières, ornés avec un goût exquis. A la suite du nombreux  clergé, la foule s'est précipitée impatiente, immense. D’ores et déjà nous sommes rassurés sur la solidité de la tribune. Elle était insuffisante cependant, et sur les marches de son escalier en escargot pendait comme une grappe humaine du plus pittoresque effet.

Le silence établi, grande a été notre surprise en entendant les jeunes filles préluder par un émouvant cantique au Sacré-Cœur de Jésus.

Comment notre nouveau curé a-t-il pu sitôt et au milieu de tant de préoccupations obtenir ce résultat ? Notre étonnement a été à son comble quand, à l'offertoire et à la fin de la cérémonie, d'autres chants aussi parfaitement exécutés nous ont encore ravis.

Toutes nos félicitations à ces demoiselles et en particulier aux excellentes solistes. C'était le jour des surprises en vérité. Qui de nous s'attendait à ce que nos chantres exécuteraient si bien la messe de Bordeaux ? Donc, ils n'ont pas tout oublié. Formés par M. Béral, qui s’y entend si bien, sous peu, ils feront des merveilles. Mais voici le vrai régal intellectuel. Après l'Évangile, Monsieur l'archiprêtre a pris la parole. D'abord, il a donné lecture de la lettre de Mgr l’Evêque le déléguant pour cette cérémonie, lettre si élogieuse pour notre nouveau pasteur est marquée comme toute celle qu’écrit notre éminent prélat au coin de l'élégance et de la délicatesse ; puis, M. Sanègre a félicité avec tout le tact réclamé par les circonstances M. le maire, MM. les membres du conseil municipal et du conseil de Fabrique. Enfin il nous a montré le rôle du temple chrétien. Nous n'osons pas dire que nous avons été encore surpris. Sa réputation d'orateur l'avait précédé. Mais pouvait-on s'attendre à tant de correction dans la forme, à tant d'élévation dans les aperçus, à tant d’émotion communicative dans le débit ? Deux passages de cette émouvante allocution nous ont particulièrement frappés. Quand, montrant le rôle civilisateur de l'Eglise catholique, l'orateur a rappelé les ruines morales amoncelées par l'impiété, il y a 100 ans, en même temps que les ruines matérielles de nos temples, un frisson de patriotisme vrai circulait dans cette multitude haletante. Quand enfin, après avoir dit que l'empereur Othon III visitant un saint religieux et lui offrant la moitié de son royaume, ce religieux lui répondit : « Sire, je ne veux que le salut de votre âme », il nous a conjurés de donner notre âme à Dieu, par l'entremise de notre cher pasteur, tous les cœurs ont été attendris.

Tous, nous nous sommes dits : « Oui, Dieu aura notre âme et par les mains de son prêtre. Ils se montrent tous les deux si bons pour nous en ce jour. »

  1. le curé, en quelques paroles d'un à-propos charmant, a répondu à M. l'archiprêtre. « Vous n'avez oublié que vous-même, lui a-t-il dit en substance. Au nom de mes paroissiens et en mon nom, je vous remercie et d'avoir rehaussé l'éclat de notre fête par votre présence et de nous avoir charmés par votre discours vraiment exquis. Ayez la bonté de faire parvenir à Monseigneur l'expression de notre filiale reconnaissance. »

Fort remarqué, enfin, à l'Elévation, le chant du Crucifix de Faure, par MM. S. et G.

En résumé, fête excellente, qui laissera dans Autignac un impérissable souvenir.

Un catholique.

10:57 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2016

Lendemain d'élections

On nous écrit d’Autignac, le 28 octobre 1876 :

Je vous ai déjà annoncé le renouvellement de notre municipalité et vous savez comment M. Alcide Pastre, maire, qui doit à l'estime et à la sympathie de la population entière son élection au conseil municipal, a succombé devant la coalition radicale, depuis longtemps résolue à confier l'administration à des hommes qui puissent rester dans leurs mains de fragiles instruments.

L'orgie à laquelle les vainqueurs se sont livrés pour fêter leur triomphe, sans que les nouveaux édiles aient osés intervenir afin d'assurer la tranquillité publique, et la meilleure preuve de ce que nous avançons.

Pendant près de vingt-quatre heures consécutives, notre paisible village, livré aux furieux, a été le théâtre de tous les désordres.

Du matin au soir une farandole de radicaux a parcouru les rues en hurlant et en tirant des boîtes explosives.

Dans la matinée, vers dix heures, la saturnale a commencé devant la maison de M. J.-L. B., atteint d'une dangereuse maladie de nerfs ; le bruit assourdissant des détonations partantes devant sa porte a mis le malade dans l'état le plus alarmant. Sa femme désespérée, a tenté par la fenêtre d'éloigner la cohue. Ses exhortations ne lui ont valu que des outrages.

Des sérénades, où l'enfer semblait avoir déchaîné toutes les furies, ont eu lieu ensuite avec un accompagnement d'explosion, près de la demeure de tous les citoyens spécialement désignés à la rage des rouges par la dignité de leur caractère et leurs sentiments de justice et d'ordre.

À nuit close, retraite aux flambeaux et danses échevelées.

Vers sept à huit heures, la bande reformée devant le portail de l’église, où elle fait éclater une boite. La commotion brise les vitraux de la chapelle Saint-Roch.

Econduits par les pieuses femmes en prières dans l’église, les furieux se rendent sous les fenêtres du presbytère.

Comme ils se disposaient à allumer là une autre bombe, le respectable curé essaie par la fenêtre de faire entendre quelques paroles de paix. Le digne prêtre n’y parvient pas, et se décide à descendre. Il est accueilli par d’outrageantes grossièretés.

On tire la boite à quelques pas, et la détonation est si forte qu’elle brise les vitres de la croisée d’un voisin.

La saturnale hideuse, indécente se continue par un bal jusqu'à deux heures du matin, et on entend encore au dernier moment de formidables détonations.

Où était MM. Le maire et l’adjoint pendant ces graves désordres ? dans le village, c’est certain ; mais ils savaient qu’une intervention leur couterait leur popularité acquise avec tant de flatteries et de sacrifices personnels, et ils ont préféré laisser s’ébattre la queue rouge.

18:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2016

Voler !!! au dessus d'Autignac.

AUTIGNAC

Aviation.

C'est aujourd'hui, dimanche, à 3 ou 4 heures de l'après-midi, que les aviateurs Hanouille et Leblic évolueront sur notre localité. Le départ et l'arrivée auront lieu au château de Cazilhac.

Une liste de souscription est ouverte toute la journée en faveur de ces conquérants de l'air, chez M. Orsini.

27/03/2016

Les inventaires

Autignac, 21 novembre. (1906)

Le gouvernement a voulu se venger lâchement de la journée du 15 mars, pendant laquelle près de 200 hommes avaient empêché l’opération de l’inventaire de notre église.

Hier matin 20 novembre, sans avoir notifié aucun arrêt à M. le curé et au président du conseil de fabrique, une brigade de gendarmerie et 30 chasseurs à cheval cernaient l’église pour protéger la reprise inopinée de l’inventaire et empêcher toute prestation.

Dans de pareilles conditions, m. l’abbé Escande et M. le président de la fabrique ont refusé d’assister M. le percepteur dans ses opérations.

Après l’inventaire, M. le curé a donné la bénédiction  du Saint-Sacrement, non sans avoir protesté éloquemment, du haut de la chaire, contre ce prélude de spoliation, commandé de façon si hypocrite et si déloyale.

26/02/2016

Autignac ? C'est où ???

Deux vues d'Autignac : l'une est la bergerie d'Autignac aux environs de Lodève, l'autre est le tènement d'Autignac près de Ganges. Le ruisseau à sec est le "Merdanson".

 

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Domaine Autignac.

En conséquence, le public est prévenu que le mardi 29 janvier 1861, 10h du matin, il sera procédé par devant et en l'étude de Me Rouïs, notaire à Lodève, place de la Bouquerie, maison de Mme veuve Junior Clainchar, à la vente et adjudication en un seul lot du domaine ci-après désigné, aux enchères en faveur du plus offrant et dernier enchérisseur, aux clauses et conditions portées au dit jugement et au cahier des charges, qui a été rédigé par le dit Me Rouïs, notaire commis, et déposé dans ses minutes.

Le domaine à vendre est appelé Domaine d'Autignac, situé dans le territoire de la commune de Soubès, d'une contenance d'environ 350 ha, nature de champs, bois, devois et dépaissances, ses principaux tenants et aboutissants sont le domaine du mas de Rouquet, appartenant à Mme Ernest Puech née Soudeau, et la propriété de MM. Teisserenc, Pascal, Tarret, Gros et autres ……

11/02/2016

Encore Autinhac

Jean de Foziéres fils de Jourdan et frère de Guillaume dût mourir vers 1290. Il ne laissa qu’une fille du nom de Fizes qui épousa Pierre de Matfred seigneur de Parlatges et rendit hommage à l’évêque de Lodève pour la terre de Calmels en qualité d’héritière de son père le 8 des ides de décembre de l’année 1291 devant Bernard Autinhac notaire de Lodève…

20:34 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2016

Vrai ou faux

23. – Guillaume III d’Autignac (1203-1216).
" Une haute sagesse, un caractère affable, une régularité de mœurs admirable plus encore que sa noble naissance, le firent choisir par les chanoines ses confrères pour succéder au pieux Guillaume de FLEIX. Il était né au village d’Autignac dans le diocèse de Béziers, et non de Lodève, comme l’ont dit Verdale, Gariel, d’Aigrefeuille et les Bénédictins….
(in FRANCE PONTIFICALE (Gallia Christiana) par M.H. FISQUET Membre de plusieurs sociétés savantes.) Les évêques de Maguelone
Suggestion pour (re)nommer une salle, un édifice, une rue … de notre village avec une personnalité réellement célèbre.

02/01/2016

En latin ???!!!

An 1130  .. Guillelmus de Siurano et Robertus et Jeremias et Deodatus de Altiniaco, cum concilio B. praedicti episcopi…

An 1160 … Bernardi de Narbona, Deodati de Altiniaco, Guillelmi de Margone …

An 1247 Enquéteurs royaux. Assises de 1247-1248. 82.- …Vobis dominis inquisitoribus significat R. Bertrandus de Altiniaco, quod tempore quo castrum de Magalaco erat cum domino Rege, ipse misit quandam quantitatem bladi, sicut alias consueverat in castrum de Magalaco, videlicet XXII sestaria frumenti …F.15.b

An 1247 83.- Plainte analogue de P.Escarra d’Autignac. – F.15.b.

An 1247 84.- Plainte analogue de R. Gausbert d’Autignac. – F.15.b.

An 1247 87.- Rainard d’Autignac (de Altiniaco) réclame 4 livres de Melgueil à lui extorqués par J. Crespian, chatelain de Servian. F.23.a

153.- Vobis dominis inquisitoribus magistro P. et fratri Johanni significat Petrus de Altiniaco de Margonco, quod post treugam factam et pacem inter dominum Regem et comitem Tholose, Johannes Textor tunc bajulus domini Regis injuste accepit duos boves ipsius P. de Altiniaco, valentesVI libras Melg. Et tamen eos emerat antequam guerre incepta fuisset inter dictum comitem et dominum Regem. Unde cum ipse Petrus de Altiniaco nunquam fuisset contra dictum dominum Regem, petit et supplicat dictos boves vel precium sibi reddi et resttitui, et precipue quia toto tempore guerre predicte fuit cum amicis domini Regis et contra dictum comitem. F.27.a

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27/12/2015

XVe siècle

Année 1473 AUTINHAC
Livre manuel dit de notes originelles contenant les reconnaissances faites à noble Michel de St Felix mari et conjointe personne de Delle Miracle sgre de Coujan de certains biens et possession assis au lieu et terroir d’Autinhac en l’an 1473 couvert d’un parchemin cotté au dos par lettre double

Année 1479 AUTINHAC
Livre sommaire des reconnaissances faites à noble Arnauld de St Felix cosgr de Coujan de certains biens et possessions assis au lieu et terroir d’Autinhac en l’an 1479 retenues par Me Pierre Roqueles notaire de Caux contenant le dit livre 37 feuillets papier pliés par le milieu couvert de parchemin cotté au dos par lettre double

Année 1490 AUTINHAC
22 reconnaissances de certains biens et possessions assises au lieu et terroir d’Autinhac faites par les propriétaires dicelles à noble Arnaud de St Félix sgr de Coujan en l’an 1490 et retenues par Me Jean Grane notaire de Murviel expédiées par Me Pierre Granie aussi notaire son fils collationnées et comptées dans un grand livre papier de grande marge couvert de basane rouge relié en forme de livre de raisons cotté au dos par lettre double

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21/12/2015

Four à pain

L'an 1685 et le huitième jour du mois de février avant midi dans Autignac diocèse de Béziers par devant nous notaire royal soussigné et témoin bas nommé ont été pris en leur personne George, Jean et autre George Alengri oncle et neveu habitant dudit Autignac propriétaire de la moitié du four banal à cuire pain dudit lieu lesquels en cette qualité ont arrenté ladite moitié de four pour une année à Antoine Bernad habitant dudit Autignac ici présent et acceptant pour et moyennant le prix et somme de 18 livres et sous les pactes et conditions suivants le premier que le dit rentier ne pourra jouir de la rente dudit four que par semaine à cause que les sieurs Jean et François BRINGUIER frères habitant de Thézan comme propriétaires de l'autre moitié d’icelluy ont mis d’autres fermiers pour leur portion. Ssera tenu le dit Bernard la semaine qu’il fera cuire de fournir aux habitants tout le bois nécessaire pour chauffer le dit four et lui sera permis de prendre pour son droit de fournage de soixante paniers un pain de chaque habitant qui cuira au dit four et quand il n’y aura que 30 paniers sera permis au fournier d'en couper un par le milieu et... choisira de l'une des deux portions et l'autre appartiendra au dit fournier et sera tenu le dit rentier de faire cuire icelluy trois jours de toutes les semaines qu'il sera de tour savoir tous les jeudi vendredi et samedi d’icelluy et lors de la coupe … et de la cueillette des olives le dit rentier sera tenu de cuire tous les jours des semaines qu’il sera de tour à peine de répondre de tout despands dommages et .. que les habitants en pourraient souffrir sera tenu le dit rentier payer ladite somme de 18 livres du prix de ladite afferme savoir la moitié qui est neuf livres à la prochaine fête Notre-Dame d’aout et les neuf livres restants à la prochaine fête Notre-Dame de .. lequel jour le dit Bernard sera à terme de son arrentement lequel les dit Alengri ont promis et promettent faire bon valloir au dit Bernard et icelluy Bernard promet de payer le prix de ladite aferme au terme soussigné et s’acquitter d'autres pactes et conditions portés par le dit contrat que pour ce faire les dits partis.. audit Autignac et maison de la veuve de Pierre DUFFOURS présents les sieurs Jean POURTAL et André PASTRE habitants dudit Autignac témoins à ce requit soussignés ou marqués avec le dit … et nous François PLATET notaire royal du lieu de Magalas

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19/05/2015

Images pieuses

Ordination Romero.jpg

Souvenir mission.jpg

Communion Belmont.jpg

08/04/2015

Les chateaux d'Autignac

 

… Le 16 janvier 1271, son petit fils, Aimeric de Boussagues, fils de Déodat III, et Déodat petit-fils de Déodat, représenté par son curateur, Déodat, fils d’Armand de Boussagues, reconnaissent tenir du roi le château de Boussagues avec ses justices et sa mine d’argent, la vallée de Graissessac (mines d’argent) et dans les paroisses de Saint-Etienne de Marsan et de Saint-Sauveur de Podio (du Puy), le mas de Nabinières et des droits à Notre-Dame de Camplong, le fief possédé par Guilhem de Roquefixe à Saint-Pons-de-Mauchiens, le château de Dio et ses justices, le tènement de Valquières, les paroisses de Saint-Jean de Prades et Saint-Pierre de Brassol, des droits dans le château de Lunas, le mas de Bosquet, les droits dans les paroisses de Saint-Alexandre de Bédarieux et de Saint-Nazaire et un tiers du château haut d’Autignac et un quart dans le château vieux d’Autignac, des droits dans les paroisses de Saint-Xist et à Sainte-Julie. Ils doivent la fidélité, l’hommage lige, le service militaire et une albergue pour le château haut d’Autignac de 6 sols 8 deniers et pour le château vieux de 15 sols tournois. De plus, Aymeric reconnait tenir en fief du roi pour la dot de sa femme Garsende, fille d’Imbert de Puissalicon, la sixième partie dans le haut château d’Autignac et ses justices et la moitié du château vieux. Il doit fidélité, le service militaire et une albergue annuelle de 13 sols tournois et 4 deniers. L’acte est passé à Béziers devant maitre Gervais, chapelain du sénéchal, Arnaud de Savignac, Aimeric de Clermont et Pierre de Paris, notaire de Béziers.

 

25/01/2015

Confrérie du St Sacrement

 

AD34 2E 88 320 page 150

 

Acte de protestation pour les prévôts de la confrérie du St Sacrement d’Autignac contre le sieur prieur dudit lieu

 

L’An 1708 et le septième jour du mois de juin jour de la fête Dieu à l'issue de vêpres par devant nous notaire royal soussigné et témoins bas nommés a été pris le sieur Pierre Mas habitant dudit Autignac premier prévôt de la confrérie du Saint-Sacrement érigée en l'église paroissiale dudit lieu ayant la présence de M. Laurens Espy prêtre et prieur dudit Autignac lui aurait dit est représenté qu'il est de coutume de procéder ce jourd'hui à la nomination des nouveaux prévôts de ladite confrérie et que pour cet cy fait ils fussent fait suivant et conformément aux ordonnances de Mgr l'Illustrissime et Révérendissime Seigneur et Evêque de Béziers sur quoi le dit sieur prieur l’aurait requis de faire sa nomination de deux habitants confrères de ladite confrérie pour admettre reçu -- sur laquelle réquisition le dit sieur Mas aurait nommé Raymond Laurès et Jean Baluffe dudit lieu et confrères de ladite confrérie pour en être choisis à la pluralité des voix des dits confrères le dit sieur prieur--desdites ordonnances aurait de lui-même reçu Jean Baluffe sans prendre le suffrage des confrères de ladite confrérie ce qui aurait obligé le dit sieur Mas de dire au dit sieur prieur qu'il ne pouvait pas faire cela de lui-même sans par en préalable avoir fait opiner les confrères pour voir quel des deux devait être reçu conformément au dites ordonnances suivant l'article premier du chapitre des marguilliers de la paroisse et prévôt des confrères pages sept et neuf desdites ordonnances à quoi le dit sieur prieur aurait répliqué qu'il le voulait faire de même et qu’il se moquait de son dire et aurait requis Antoine Foulhie second prévôt de nommer autres deux habitants confrères qu’il retiendraient celui qu'il voudrait lequel Foulhie ayant nommé Pierre Gelly et Jacques Libes desquels le dit sieur prieur aurait retenu le dit Gelly ce qui aurait obligé le dit sieur MAS de dire--au dit sieur prieur qu'il ne pouvait pas de lui-même -- le dit Gelly non plus que le dit Baluffe sans que cela ne fut passé par la pluralité des voix et suffrages desdits confrères conformément aux dites ordonnances le dit sieur prieur aurait répliqué qu'il que si (qu’ainsi ?) il lui plaisait sur quoi le dit sieur Mas lui a protesté de porter plainte à mondit Seigneur  de Béziers à quoi il a répondu qu'il s’en moquait et qu'il ne le ferait pas autrement duquel procédé escandaleux à toute l'assemblée le dit sieur Mas a requis nous autres notaire lui en -- acte pour être présenté à mon dit Seigneur à Béziers pour qu'il ait la bonté d'ordonner que lesdits prévôts seront faits dimanches prochain à l'issue de vêpres conformément à son ordonnance et qu’en cas de refus au dit sieur prieur de -- pour faire prêter le serment devant lui aux dits nouveaux prévôts que ledit serment sera fait devant Mr Debaichac prêtre et vicaire du dit sieur prieur laquelle lui aurait -- en présence du sieur Antoine Mourgues maître chirurgien habitant dudit Autignac et du sieur François Lagarde habitant de Cabrerolles témoins requis soussigné avec le dit sieur Mas et nous François Platet notaire royal du lieu de Magalas six qui requit soussigné.

 

Signé : MAS, LAGARDE, PLATET, MOURGUES

 

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22/12/2014

Les croix

 

 

 

 

 

 

 

AUTIGNAC

 

Les Croix

 

 

 Jacky HARLINGUE

 Antoine BARXIAS-CASTIES

 Pierre-Marie LIBES

 

           L'homme a toujours sacralisé certains lieux où il faut faire un choix tels les croisements, les passages, certains lieux témoins d’événements marquants tels un accident, un meurtre, une apparition.

      Hermès chez les Grecs, Mercure et Janus chez les Romains ont marqué ces lieux avant que le christianisme ne remplace ces sanctuaires par le rappel de saints ou du christ.

 Un article de Georges PILE, paru au bulletin de la société archéologique des hauts cantons nous donne quelques indications :

 Sur les croix 

  • en bois (durée de vie 100 ans),

  • en fer (200 ans),

  • en pierre,

  • en fonte au XIXe siècle.

 Sur les missions, qui sont imposées par le concile de Trente réuni de 1545 à 1563 (réforme tridentine), en réponse aux guerres de religion sont un « … quadrillage systématique d'une région divisée en quartiers que l'on investit à peu près tous les 10 ans sous l'impulsion d'équipes dirigées par le chef de mission qui développe un plan rigoureux pendant trois semaines à un mois. …La clôture de la mission rassemble dans une immense allégresse pieuse, gens de condition, humbles catéchisés dans la langue de la province. Souvent pour garder le souvenir de la tenue d'une mission dans une paroisse on érige des "croix de mission" ».

Sur les rogations …les paysans demandent au ciel bénédictions et protections de leurs récoltes. Ces bénédictions avaient lieu le jour de la St Marc (25 avril) et surtout les trois jours de mai précédant l'Ascension : 

  • premier jour : on bénissait les foins et autres nourritures destinées aux animaux

  • deuxième jour : c'était les céréales (blé, orge, seigle, avoine)

  • troisième jour : la vigne et surtout les fruits…"

     

    Au cours de vos promenades autour du village, vous avez pu découvrir les croix et sanctuaires qui marquent certains croisements.

    Nous en comptons aujourd'hui 9 et même 10 si l'on inclut celle dite de Carratié (sur la commune de Magalas).

    Parmi ce nombre :

 

  • 8 croix dont 4 en pierre et 4 en fer forgé ou fonte

  • 1 sanctuaire à Notre Dame et 1 à Sainte Bernadette.

    Enfin, quelques croix, aujourd’hui disparues, sont signalées dans d'anciens documents.

     

                               Je vous invite à cheminer à la rencontre de ces lieux.

     

    Première station, la croix dite "de la Bastide".

    Elle est en pierre, semble marquer le croisement de 4 chemins. Il n'y a pas d'inscription. Elle est déjà notée au cadastre 1838.

     Deuxième arrêt, la croix de mission dite "de Combescure ou du chemin de ronde". En fonte. Elle porte l'inscription:

     

    O crux ave

    Interroga Majores Tuos et dicent tibi

    Souvenir de mission

    1830 – 1897

    (O croix salut

    Demande à tes anciens et ils te diront)

    Elle n'est pas au cadastre Napoléon.

     L'arrêt suivant est à la croix dite "du Moulin à vent". Elle porte comme inscription :

    Par ce signe tu vaincras

    O crux ave

    1914 – 1915

    Mais, je pense qu'elle est bien plus ancienne au moins parce que déjà notée au cadastre 1838 et parce que sur le côté, il semble y avoir des fragments d'inscription.

    Antoine ajoute : « D’après ce que me racontait mon arrière grand-mère, cette croix aurait été installée là au mois d’avril 1899 suite à une souscription votée de 50 Francs, par une dénommée Confrérie du Saint Rosaire, dont je n’ai jamais plus retrouvé de traces. »

     Puis, nous voilà à la « Vierge de Fontcerise » qui fut érigée en 1947 (souscription publique) par l’abbé Bruniquel (inauguration le 5 juin 1947) en remerciement de sa protection durant la guerre 39-45 (vœu formulé en chaire le 16 janvier 1944)

    La famille Rouanet de Lavit offre l’emplacement. « La statue est acheminée par wagon jusqu’à Magalas d’où Emile CASTIES la ramène et l’installe dans l’église… »

    Elle porte encore aujourd’hui l’inscription :

     Notre Dame de Fontcerise

    A sa protectrice pendant la guerre

    1939 – 1945

    Autignac

     

    N'oublions pas la croix de pierre qui lui fait face. Elle est dite "croix du canonge", ne porte pas d'inscription, semble très ancienne. Elle est portée au cadastre 1838.

    Canonge = chanoine

     Au bas de Fontcerise, au croisement avec le Carreyrou, voici Sainte Bernadette érigée par l'abbé Michel en 1958.

    A l’occasion du centenaire des apparitions de Lourdes à Bernadette Soubirous, les époux PUJOL-CROS offrent un emplacement pour que soit placé un oratoire en l’honneur de Bernadette. L’inauguration eut lieu le 8 Juin 1958, suite à une souscription paroissiale qui récolta 80 000 Francs.

    Et, en face, dans le mur des jardins, une croix de pierre

    A LA CROIX

    SALUEZ-LA RIEN N’EGALE

    SA GLOIRE RESPECTEZ-

    LA VOUS EN SEREZ BENI

    DEFENDEZ-LA VOUS AUREZ LA

    VICTOIRE PROCLAMEZ-LA

    VOUS SEREZ INFINI

    Cette croix est signalée en 1838

     Entrons dans le cimetière vieux pour voir la croix en fonte.

    Ici, nous ferons une parenthèse pour admirer une croix forgée par l'un des frères Valette. La "sœur jumelle" de cette croix est derrière les fonds baptismaux, dorée à la feuille par l'abbé Michel.

     Plus loin, en se dirigeant vers la Poujade, voici une croix "rustique", forgée à la main, sur laquelle un christ en mauvais état est fixé sommairement. Cette croix est scellée dans une pierre servant de socle. Est-ce la même ? Toujours est-il que on signale au compoix 1661 : " La croix de bois de la Poujade".

    Le crucifix est sans aucun doute d’origine, en revanche, le Christ mis en place grâce à du fil de fer a été installé, il y a quelques années, par Henriette DELMAS, d’où la fixation plus que sommaire.

     La dernière est plus éloignée. Jacky l'a décrite lors de sa communication sur Carratié-Pomarède.

    Monument érigé à la mémoire de

    Charles Carratié d’Autignac,

    assassiné en ce lieu par Jean Pommaredes de Caux

    le 17 décembre 1841 à 6 heures du soir.

    Exécuté sur la place de Pézenas le 4 janvier 1843.

    Passans priez pour ce brave honnête homme.

     

     Nous n'en avons pas terminé car, au fil des recherches, j'en ai trouvé qui n'existent plus aujourd'hui.

              1 - « J’ai reçu du sieur Jean Jacques CURE, l’année dernière, la somme de 6 livres pour faire raccommoder les deux fontaines dudit lieu et pour rafonder la croix de la place… » en 1733. Et dans un autre document : "Reçu de la veuve du sieur Anthoine FOULHIE, la somme 19 sols 8 deniers pour l’acomodage des deux fontaines dudit lieu et comme aussy le pied de la croix de la place…"  A Autignac le 5 avril 1733.

              2 - S’agit-il de la même ? Voici la croix dessinée sur un plan lors des discutions relatives au projet de reconstruction de l'église (fin du XIXe s). Elle  n'est pas signalée en 1838.

              3 - Celle-là est signalée au compoix de 1661 "plan de la Croix de Bon Conseil"

              4 - Enfin, une croix est signalée au coin de l'actuelle mairie sur le cadastre napoléon.

     

     En guise de conclusion, deux mentions au registre des baptêmes et décès :

               - 19 mai 1707 Décédé un enfant qu'on avait exposé au pied d'une croix à 40 pas du lieu lequel nous avons baptisé ….. nous lui avons donné le nom de Laurens

               - 23 septembre 1725 fut trouvée une fille exposée à la croix de la fontaine dont le père et la mère sont inconnus avec un billet qu'elle n'était point baptisée, je l'ai baptisée le même jour et lui ai donné le nom de Marianne.  

     

     

     

     

 

Croix Bastide

1838

Croix chemin de ronde

Croix moulin à vent

ND Fontcerise

Croix du Canonge

  

Ste Bernadette

Mur des jardins

Cimetière

Tombe

Fonts baptismaux

Croix de la Poujade

Place de l’église Vers 1880

Avenue de la Liberté 1838

Place du 14 juillet 1838

 

 

 

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09/12/2014

Autignac vu par AMELIN


Vers 1825, Jean-Marie AMELIN, dessinateur et aquarelliste visite notre département commune par commune.

 Il vient de dormir à Murviel, se rend à Autignac, d’où il va ensuite à Laurens

  • Voici la notice manuscrite sur Autignac :

     

    Commune d’Autignac (succursale)

    Terrain secondaire supérieur

    Nous entrons dans la commune d’Autignac par le chemin du Moulin de Ciffre, après avoir passé le ruisseau de Taurou qui sert de limite aux communes de Murviel et d’Autignac. Nous dessinions le Moulin de Ciffre lorsque nous fumes accosté par un habitant qui se fit connaitre pour le maire d’Autignac et nous offrit ses services, nous lui remîmes la lettre dont nous étions porteur pour lui et il en fut enchanté, cette lettre étant d’un de ses bons amis, et il nous emmena de suite à Autignac où il nous établit chez lui pour tout le temps que nous resterions dans cette commune. Il nous abandonna ensuite à nos recherches.

     

    Position topographique

    La commune d’Autignac est bornée au nord par celles de Cabrerolles et de Laurens, le chemin d’Autignac à La Liquière, le ruisseau de la Pataque et celui dit de la Bouldouire. A l’est  par les communes de Laurens et de Magalas, les ruisseaux de Tabernol et de Libron, ainsi que par la carrière Mégère. Au Sud par  … St Genies. A l’Ouest par la commune  de Murviel et le ruisseau de Taurou. Traversée au Nord par le chemin de Montral et des Estagnols, d’Autignac à St-Nazaire, du mas de Lanus, du mas de Reynous, d’Autignac à la Jasse des Barrals, aux Barraques, à Laurens, chemin bas du Mas de Lanus, de Saume longue, du Mas de Reynous, des chemins de service ; les ruisseaux de ?? ou de Lavallongue, de Tauroussel, des Accourals de Ribes (des accanals de Libes ???), du Mas de Reynous, du Moulin à Vent, des A ??, de la Pataque, de la Cavette, chemin dit de Tabernol, de la Bouldouire, des Peyrals, de la Devére. A l’Est, et par le chemin d’Autignac à Grézan, aux Abrassous, de la Cordonnasse, chemin dit de Fon Cerrière, chemin dit des Masquières, d’Autignac à Béziers, chemin dit de Carrierou, chemin dit des Paturals, d’Autignac à St Genies, chemin dit carrière Mégère, chemin de Coujan à Grézan, chemin dit de las Estapies ; les ruisseaux de Tabernol, de Libron, des ruisseaux et ravins sans nom. On trouve dans cette région le cimetière du village à 1000 mètres de celui-ci. Au sud les chemins de Murviel, de Cabrerolles à St Nazaire, chemin dit de la Mouline, chemin dit des Moulières, de la Bastide, carrière de Gibret, des chemins de service ; les ruisseaux de la Mouline, de Tauroussel, du Pontil, de Rounel, de  Taurou, ravins et ruisseaux sans nom. A l’Ouest, les chemins de Murviel, de la Bastide, du Moulin de Ciffre, de Murviel à Cabrerolles, chemin bas de St Nazaire, des Roques, du Moulin de Ciffre à Cabrerolles, de Barc esteve, de Taillefer, de Peyre Grosse, les ruisseaux  de Taurou, de Roques, et Saurède, de la Servance, des Combelles, de Tauroussel, de Laussier, de Combe caude, .. des ravins

    Du village, au nord : 2250m au sud : 2310m, total nord sud 4560m. A l’est, 1900. A l’ouest, 2520. Total Est Ouest 4420 mètres. 

    Population La population est de 650 ainsi répartie 191 garçons, 161filles, 123 hommes mariés, 123 femmes mariées, 18 veufs, 29 veuves, 4 militaires aux armées. Elle était de 623 en 1824 et de 432 en 1789

     

    Contenance

    Cont tot

    ….

    Cont productive

    Propriétés baties

    Terres labourables

    Près

    Vignes

    Bois

    Jardins

    Oliviers

    Après notre 1ere reconnaissance de la commune, nous revînmes chez Mr le maire qui nous renouvela ses instances pour que nous fissions nôtre maison de la sienne pendant tout le temps de notre séjour, la lettre de son ami étant des plus pressante à cet égard. Nous le remerciâmes et acceptâmes derechef. Quoique riche, cet homme était des plus simples ; de l’aisance partout mais aucun luxe ; de sa personne, il était bon, franc, sincère, d’ailleurs de la mise des campagnards. Le souper fut aimable et bon, celui des domestiques et gens de la  maison à part, et a pour base des châtaignes  dont on récolte beaucoup dans le pays. A propos de la vie de ses administrés voici ce qu’il nous apprit. Ils sont peu instruits, assez bonnes gens du reste ; les femmes et les enfants ne mangeant point à table , à peu près comme il arrive dans les lieux voisins de ces contrées montagneuses. A l’égard de nos mœurs, ce qu’en a dit le guide du voyageur est on ne peut plus exact : ses observations sur Caussignojouls  sont applicables ici et autres villages  de la contrée. Je vais vous le lire, alors il alla chercher dans une armoire un vieil étui de cuir lié par un cordon, qui paraissait s’envelopper d’une antique bible, et en sortit un bouquin conservé. Je tiens beaucoup à ce livre nous dit-il, il est vrai et franc, c’est dans mon caractère et je l'aime. Il ne nous a pas flattés ; mais il dit vrai et tous les renseignements qu’il donne sont exacts ; aussi y puisais je souvent. Voici donc ce qu'il dit de nos mœurs et de notre existence ….Caussiniojouls, qui convient parfaitement chez nous « Nous sommes dit-il confinés dans un petit village par la pluie, nous nous y hébergerons comme nous pourrons. Nous pourrons y raisonner sur des observations que nous avons faites ou pu faire dans les autres villages que nous avons précédemment parcourus. Nous sommes frappés de stupeur à la considération de l'existence étroite et machinale de ces êtres qui forment pourtant la grande majorité de l'espèce. Examinons en un peu le cercle circourant. Un jeune homme, une fille se marient,  poussée par on ne sait quelle progression ; sans savoir ce qu'ils font, sans réfléchir au nouvel état qu'ils embrassent, aux obligations nombreuses qu'ils contractent machinalement ils font une chose qu’ils ont vu faire ». Notre auteur en ... plus ici et fait naitre plus de réflexions qu'il n’en développe : il est beaucoup de choses que nous ferons encore par une sorte d'habitude moutonnière. Il en est de même des opinions et actes civiles et des opinions et actes religieux, malgré le progrès qu'on ne peut méconnaître ; mais il agit lentement sur les préjugés et ce que disait l'auteur du guide il y a 15 ans, l’est encore en vigueur maintenant et le sera probablement encore longtemps.

    Il y a plus de philosophie sous une apparence de bonhommie dans son livre que dans beaucoup de gros traités philosophiques et il y règne partout un esprit de vérité et de franchise qui m'a toujours plu. Continuons la lecture de l’article « Ils commencent (le jeune homme et la jeune fille) par grouper autour de beaucoup de rejetons ; sur le sort futur desquels il ne pense pas plus qu'il ne songe à eux-mêmes, à leurs rapports avec les autres hommes, à leur devoir, à leur bien-être, à leurs besoins ; nous en avons l'exemple sous les yeux dans cette chaumière enfumée où nous sommes, puisée au hasard parmi une cinquantaine qui forme Caussiniojouls. L'homme et la femme sont encore jeunes ; déjà de nombreux enfants fourmillent autour d’eux. Prenons en un au hasard, c'est un jeune enfant male. Ligaturé comme une momie, il est gisant dans une espèce de balançoire, où on le dandine au moindre cri, sans même le regarder et n’obéissant ainsi qu’à un mouvement machinal et habituel. Il grandit à peine couvert, ne se respectant pas plus qu’il ne conçoit devoir respecter les autres, il barbote dans la fange d'une crasse ignorance. Il tourne dans une cabane aussi sale que peu commode et étroite. Un lit reçoit père, mère, enfants. Les drapeaux du jeune âge ornent ce lieu et à côté du pot-au-feu s'en trouve souvent un autre dont l’usage est bien différent ! On n'est pas dans un pays où les ablutions sont de rigueur, aussi la crotte souille t-elle bêtes et gens. Ce n'est pas tout : le père, la mère les enfants jurent et crient à qui mieux mieux. Le petit drôle que nous examinons tourmente un chat, le martyrise, le tire par la queue, l'animal fait des hurlements : cela fait rire le directeur de ce bambin. Il est brave (par brave il faut entendre aimables gentil, spirituel tout que vous voudrez ; ainsi le veut l’usage du pays.) déjà il jure comme son père et d'une espièglerie charmante. Plus âgé, il fait plus ; vous avez vu qu'il tracassait son chat, pauvre commensal plus utile alors que lui ; maintenant, avec quelques autres de ses camarades, aussi braves que lui, il jette en l’air le pauvre animal tout vivant jusqu'à ce que les tortures qu'ils lui font endurer l’aient  entièrement privée de l'existence. Tout le monde voit cela, n’ayez pas peur qu’on dise rien, c’est … Notre polisson s’élève ainsi jusqu’à 15 ans ; Il ne sait probablement pas lire ; car 1 sur 30 reçoit l'instruction dans le département, et c'est particulièrement dans les populations nombreuses. Admettons toutefois qu'il y ait une école primaire, nous savons ce que c'est, nous les avons vues, ainsi que les maîtres qui les dirigent : il apprendra à lire à peu prés couramment et peut être à signer son nom mais ne lui demandez pas de saisir ou former quelques rapports : instruction machinale, ils font mutuellement ce qu’ils voient faire aux autres, et jamais aucune rectification n'est le fruit de leur jugement. Il y a longtemps qu'il travaille aux champx et le temps de l'étude lui est reproché. Le voilà donc arrivé ignorant, au moment des passions fortes, contre lesquelles il ne sera point armé et qui l'entraîneront dans tous les désordres d'une ignorance brutale !.. Le voici homme, et il nous reste à considérer sa vie dans ce dernier état. Le voilà marié, entouré, peut-être, d'une femme acariâtre, qu’il lui faut battre souvent, d'une foule d'enfants dont il fait des malheureux ; se nourrissant à mal, se levant à la pointe du jour, travaillant à l'injure du temps, ne rentrant que pour se coucher ; continuant ainsi une misérable et éphémère existence quoiqu'elle soit prolongée au-delà des bornes ordinaires de la vie humaine. Et voilà, chez une des nations les plus policées, l'existence de la majorité de ses membres. Que penser des autres nations qui se trouvent dans des circonstances moins favorables ? Vous qui aimez à méditer, je vous laisse ce chapitre ; et vous philanthropes affligeons nous ensemble sur la misérable condition humaine ! »

    Que pensez-vous de cet article ? Quant à moi il m'a entraîné par sa vaine vérité. Il est un peu trivial peut-être ! Je le trouve exact ; c'est absolument vrai. Le style est celui qui convient et la philosophie en est ... Et si Fénelon lui-même, si au lieu de prendre des êtres imaginaires pour servir d'exemple aux autres, eut voulu peindre les mœurs des classes pauvres est inférieures de son époque, eut il pu employer le style fleuri qui distinguait son Télémaque. Le mérite d’un écrit, est d'être approprié suivant moi, au sujet qu'il traite.

    Cependant on a beaucoup critiqué le style du guide ? C'est à tort, on ne l'a pas compris, ou poussé par la mauvaise foi on n'a pas voulu le comprendre. J'ai beaucoup lu ce livre et y ai remarqué des sentiments généreux, exprimés avec une naïve sensibilité, des descriptions exactes et bien senties). J'en ai marqué plusieurs dont je vais vous donner connaissance.

    Voyez d'abord la description du Pas de l'Escalette, n'est-elle pas pleine de mouvement et de vérité ? Je prends une de mes indications au hasard, j'y lis : « Avant d’arriver à la grotte (... ) nous savons pu nous reposer au mas de l’arbousier, qui en est voisin ; on y trouve de bonnes gens et si nous sommes accompagnés du bon guide ..., nous sommes en société patriarcale ». Cette citation prouve que l'auteur du guide ne s'est pas plu à décrire le pays et ses habitants. Plus loin, page 49 « Je ne quitterai pourtant pas le village sans rendre hommage à la complaisance tout aimable de M. Jean André, et sans souhaiter aux curieux qui iront visiter ce pays de l’y rencontrer encore.

    Plus loin nous lisons (page 64), il est ancien (St Genies) : il fut pris par Jacques de Crussol en 1575. Je ne parle de cela que pour légitimer son ancienneté ; autrement je me suis abstenu et je m’abstiendrai autant que possible, dans cet extrait de parler de faits ayant trait aux guerres civiles, de déplorable mémoire ».

    Toutes ces phrases ne prouvent t-elles pas de beaux sentiments ? Et le style mérite-il les … autant que ridicules qu’on a faites du guide.

    Page 65 « Le château était avant un couvent ; on en changea la destination à cause d'une petite aventure arrivée à l’abbesse et à plusieurs sœurs : c'était un enfantillage » ! Peut-t-on exprimer plus gentiment une aventure croustilleuse ; et ne devait-on pas en savoir gré à l'auteur. On aurait voulu qu'il n’en parlât pas ? Mais la franchise et les droits et la nécessité d’un auteur ! Quant à moi  cette … m’a beaucoup fait rire et l’article …  Page 72 je trouve des réflexions pleines de sens et de vérité. Page 89 des éloges au maire … pour sa bonne administration. Toujours l’auteur du guide profite de toutes les occasions de faire ressortir les avantages et les qualités du pays et de ses habitants. Est-ce … à lui s'il n'a pas toujours eu des louanges à adresser ?

    Page 97… dans une grande maison ; hospitalité chez un pauvre paysan (..) qui à peine a du pain pour lui

    page 97 on trouve une obligeante hospitalité chez la pauvre veuve à qui elle appartient (..) - Toujours la même sensibilité et vous ne voulez pas que j'aime l'esprit du guide ! Nous trouvons le même esprit page 121 "nous voyons ici un exemple de la faiblesse humaine : malheureux que nous sommes sans cesse abusés, nous revêtons du caractère de la vérité les phantômes créés par notre imagination, que nos intérêts ou nos désirs aveuglent ! Ici une pauvre femme nous supplie de lui rendre son fils, que la conscription a atteint ; elle n’a que lui pour l'aider à soutenir son mari vieillard et devenu infirme. Nous la plaignons une mère est toujours respectable dans son affection maternelle, et nous regrettons de ne pouvoir l'obliger !

    page 122 nous lisons : ... Nous montons au village, la côte est longue et raide. Nous y trouvons une auberge de village, un bon vieillard en est le maître, c’est le bon papa Causses ; nous sommes bien : nous trouvons dans le petit-fils de ce brave homme un enfant superbe d'une chevelure charmante ; tête angélique, vraiment digne des pinceaux de Raphaël » Nous voyons toujours que l'auteur se plaît à donner des louanges à tout ce qu'il trouve de bien ce qui donne un démenti formel à ses détracteurs.

    Page 124 nous passons bien des choses, nous citons ce qui suit pour faire voir que le même auteur ne néglige aucun détail. «si c'est au temps des vers à soie, un voyageur, étranger à cette sorte d'industrie familière à ces cantons, sera enchanté de l'éducation de ce petit animal si merveilleux si utile. Il verra avec intérêt les soins et l'adresse avec lesquels on dispose les ... où les verts se nourrissent, s’accroissent pour ainsi dire à vue d'œil et pratiquent leur tissu délicat. L'action de ramasser les cocons, de les préparer ne l'intéressera pas moins, ainsi que leurs ingénieuses machines que la vapeur fait mouvoir et qui servent à dévider et mettre en écheveau la soie qu’on en retire. »

    Nous observons ainsi que le style du guide n'est pas aussi négligé ni aussi grotesque qu'on a voulu le faire croire. Le style quoique franc, est en général approprié au sujet, et souvent facile et correct. On l’a mal compris. Vous flattez un peu l'auteur ? Je ne le crois pas ; mais au reste je l’aime ; au moins son livre ; car pour l'auteur,  je ne le connais pas, et désire toutefois ardemment de le connaître.

    Page 133 ... « … paraissent faits l'un pour l'autre ; le pic de St Loup y affecte surtout une forme singulière : il fait le fier, il s'isole : que de gens lui ressemblent !..» J'aime ces saccades philosophes !

    Page 139 une description de course de taureau on y trouve encore indiqué le vif désir de l'auteur de voir l'espèce humaine marcher vers la perfection et secouer le joug de vieilles routines et de préjugés. Je trouve cet article plein de mouvement et de sentiment. Oh ! mais si vous désirez connaître l'auteur du guide, il serait également heureux de votre connaissance, vous le traitez si bien.

    Page 166 description de la charrue du pays. L’article finit ainsi : « si la charrue est légère le cultivateur n'en a pas moins de peine car il est exposé à un soleil brûlant. C’est une pauvre existence que celle des habitants de nos campagnes ; heureux encore qu’à présent, en général, sous l'influence d'une administration raisonnable, ils versent leur sueur dans le petit champ qui leur appartient ; ils n'en sont guère plus riches ; mais au moins ils travaillent de meilleur coeur». A entendre les détracteurs du guide, son auteur était l’ennemi de tous et disait du mal de tous et c'était quand on avait le livre dans les mains qu'on disait cela ; aussi les critiques étant ineptes sont-elles tombées dans l'oubli.

    Page 170, encore une étincelle philosophique à propos d'une église devenue charnier.

    Page 197 après une description, on lit : «tout ce pays est encore plein de ces règles de féodalité et de guerre civile. Comme philosophe et peintre, on est fort content de rencontrer de ces châteaux en ruines ; comme philanthrope, on est fâché qu'ils aient existé».

    Page 216.. « Tant il est vrai que la place fait singulièrement ressortir l’objet qui l'occupe ! » Je n'en finirais pas si je lisais tout, je prends mes indications au hasard.

    Page 221 description du palais de justice de Montpellier….. là, privé de la liberté gémissent des infortunés, malheureux s’ils sont innocents, malheureux s’ils sont coupables. Ici je vois une idée profonde.

    Page 229 description de l'hôpital et des enterrements qui s’y font,  l’article est fort ; mais c’est vrai et je ne connais que la vérité !

    Page 239 une horrible mauvaise foi et une impertinence … de la part des détracteurs du guide - la critique disait : l'auteur ne parle point des lanternes, il a de bonne raisons pour cela, peu de mots aussi plat que mal appliqué ; car l'auteur du guide est un honnête homme, il n’a qu'une voix pour cela et non un homme de corde. L'auteur avait dit : « Montpellier avait des lanternes en 1695. Les réverbères y furent mis en place le 9 octobre 1769. L'auteur de l'article s'imaginait sans doute qu'on ne lirait pas le guide après avoir lu sa diatribe. J'avoue que cette perfidie m’a indigné ; et l'auteur n’a pas répondu ? Au fait il a eu raison il ne fallait que du mépris pour de semblables sottises.

    Page 282, à propos du dépicage du blé l'auteur du guide profite de cette circonstance pour citer des vers à ce sujet et donner des louanges à leur auteur. J'ai toujours remarqué qu'il n'avait jamais laissé échapper l’occasion d’en agir ainsi, ce qui confirme la mauvaise volonté des critiques.

    Page 288 une description agréable de la Valette, je l'ai trouvé très exacte…

    Page 301 encore une louange à un auteur de Montpellier.

    Page 311 ici si l'auteur du guide est avec les mauvaises intentions qu'on lui a prêtées, il avait une occasion d'exercer un esprit satirique ; Mr de Millau( ???) dont le livre a été applaudi n'a pas gardé la même circonspection au sujet du personnage qu’on eu pu faire figurer à Grabels, son article de St Georges en fait foi. Mais l'auteur des voyages dans le département de l'Hérault était du pays et celui du guide avait le malheur d'être étranger…. Nous sommes .. préventif sur ce chapitre.  

         page 324 Au lieu de se servir de l’adage

    Urbs nigrum

    Spelonca labo…

    Appliqué à Agde, l'auteur du guide adresse des mots flatteurs aux habitants..

    Page 337 on trouve encore ici la répugnance de l'auteur du guide pour tout ce qui n'est pas généreux, dans sa petite aventure avec le moine mendiant.  Cette anecdote est vraie nous en avons eu la certitude dans le pays.

    Page 383 description des roches de l’Orque,  terminée par ce ces mots : « on se trouve ici tout autre. Tout s’y fait différemment ; l’air y est plus pur ; on y respire librement, on est en extase, on n’est plus le même ! Philosophe admirateur de l'éternel et de ses sublimes travaux, c'est là qu'il faut porter tes profondes méditations ; là tu élèveras vers le ciel des regards faits pour le considérer, et les pensées sublimes qu’il t’inspire, plus grand bienfait que tu reçus de lui. Et l'on a dit que l'auteur du guide n'était pas religieux ; mais c'est là la vraie religion.

    Page 435 encore ici une preuve des dispositions bienveillantes de l’auteur, dans la citation qu’il fait des hommes recommandables d'Alignan-du-Vent.

    Page 444 il faut lire la description du Larzac et l'épisode du gendarme qui suit le curieux à distance et ne le quitte qu'après l’exhibition du passeport ; ainsi dit le guide, que le portier des affaires aux trois voix menaçantes, qui s'apaisait quand on lui avait jeté le gâteau propre à l'assoupir !

    Page 449 la description vraie et pittoresque de l'Escalette, nous l'avons déjà indiqué. L'auteur continu « le chemin est sauvage excessivement difficile et l'on serait tenté de le croire le chemin du diable si l’on n’y trouvait une croix !

    Ce guide, suivant moi, fourmille de naïf et de piquant...

    Page 459. Ici un trait de ... à propos des fortes parties de balle qui se faisaient à Canet : « il s'y en faisait des parties considérables il ne s'y fait quasi plus rien : on est toujours forcé de regretter le temps passé ! » L'auteur du guide croit au progrès et moi aussi.

    Page 460 il faut lire la description des dolomites de Mourèze et ce que l'auteur dit de bienveillant pour des paysans jadis soldats. Je ne vais qu’indiquer rapidement, je ne veux point abuser de votre complaisance.

    Page 470 je ne peux pourtant résister au désir de vous lire ceci : nous y arrivons un dimanche, nous sommes entourés et suivis par la foule ; ce ne sont plus ici des enfants, c'est toute la population. Ne devant rien faire, ils perdent un temps dont ils ne connaissent pas le prix et font souvent force sottises. En effet, quel est l'emploi de leurs dimanches ? S'ils vont à l'office divin dans toute sa plénitude, ils y passent au plus 4heures et demi sur 14heures, durée moyenne du jour, il reste 8heures et demie pour faire des sottises : 1er  ne rien faire ; 2eme  aller au cabaret, et par suite se griser, se disputer, se battre, manger dans un jour la nourriture de la semaine de toute la famille. Et voilà le dimanche de nos paysans. Cela est vrai à la lettre comme vous le verrez demain, et malgré mes bonnes intentions, je n'ai encore pu corriger cela.

    Page 498. Encore une apostrophe contre le bon vieux temps : «... Quand on pense au grand nombre de choses utiles et du plus haut intérêt laissées en arrière. On ne peut que s'écrier :

    Mais à quoi s'occupait-on donc dans ce bon vieux temps si vanté par plusieurs ?

    Toujours le même esprit. L'auteur du guide voudrait la perfection, et entend mieux l'esprit de la création que ceux qui font un métier devront le faire connaître.

    Ha ! Ça ! Mais mon cher Monsieur, vous êtes presque aussi taquins que l'auteur du guide. Je m’en fais gloire, j'approuve tout à fait ses intentions.

    Page 502 réflexions philosophique sur le passage des générations qui ne laissent aucune trace. Partout l'esprit méditatif perse, on voit que l'auteur manie facilement le calcul. Enfin, j'ai remarqué Saint-Chinian page 515 Olargues (p529) pour des réflexions toujours dans le but du bonheur et du perfectionnement des masses. La description du pont du martinet page 525 est pleine de feu. Le portrait du maître d'école de …. est piquant, c'est presque celui du notre que nous visiterons : au reste comment les traitons-nous nos maîtres d'école rétribuée et honorés à peu près comme des manœuvres, nous les avilissons encore ; ils doivent chanter au lutrin et battre la caisse dans le village pour annoncer les moindres actes administratifs. Le plus glorieux de leur emploi c’est d’étre greffier du conseil municipal. C'est encore une chose que je n'ai pu faire, d'améliorer leur sort, et par suite l'instruction. L'auteur du guide a raison sur bien des points ! J'ai omis bien des endroits marqués, mais j'ai trouvé... quant à moi, bien des endroits intéressants dans le guide et il m'a plus d'autant plus que j'ai éprouvé en voyageant qu’il était dans la plus exacte vérité !.. Son calcul de l'âge du monde par la formation des stalactites (page 575) est un raisonnement ad nominem, je ne sais pas trop ce qu'on pourrait répondra cela. Enfin les observations sur les 4 arrondissements qui terminent le livre, valent seules tout un livre...

    Vous avez traité l'auteur du guide avec trop de bienveillance et trop de bonté pour qu'il reste plus longtemps à garder l’incognito, cet auteur c'est nous-mêmes et si nous avons jamais éprouvé une vive satisfaction, c'est en cette circonstance où nous avons été traités d'une manière trop honorable pour le mérite de la … qui nous doit le jour ; recevez donc les remerciements sincères d'un coeur pénétré et ne nous faites pas connaître, nous tenons toujours à faire nos excursions sans être connu. La main sur l’auteur, je vous suis acquis, et ne vous quitte plus tant que vous resterez dans notre commune.

    Monsieur le maire, je n'ai point trouvé dans mes recherches le premier maire de votre commune depuis la création de ces charges en 1693. J'ai seulement vu qu’un nommé Charles CURE était maire alternatif … triennal en 1752. Il avait été nommé le 2 avril et sa rétribution était de 32( ?) rente, comme vous savez de la somme qu'il avait due déposer. Et que votre village fut pris par les religionnaires en 1569

    Autignac est à 95 000 m.. de Montpellier, 19 000 m de Béziers et 8000 m de Murviel. Sa traversée du nord au sud et de 240 m(ou 260 ??) et de l'Est à l'Ouest de 240. Son histoire n'a rien de remarquable. L'église est petite, mieux à l'extérieur qu'à l'intérieur, décorée comme nous avons déjà eu l'occasion de l'observer pour d'autres églises, d'une manière peu conforme à la majesté du lieu. Nous avons bientôt visité le village qui quoique vieux, ne présente rien de bien pittoresque. Nous nous mettons en route avec notre hôte si favorablement disposé pour nous, pour faire quelques promenades dans les environs, et nous dirigeons d'abord vers l'ouest, voici l'itinéraire de notre première journée : nous suivons le chemin de Peyre Grosse, jusqu'au ruisseau de Tauroussel dont nous parcourons les bords jusqu'au chemin de Murviel, ces bords sont accidentés et nous offre de l'aliment pour l'album ; nous arrivons jusqu'aux bords du ruisseau de Taurou, également accidentés et pittoresques, nous le remontons causant et devisant, jusqu'au Moulin de Ciffre, où nous déjeunons. Toute la partie explorée est montagneuse et agréable à parcourir, favorisés que nous étions par une journée magnifique. Nous traversons ensuite le ruisseau de la Servance et remontant le Taurou, nous arrivons au chemin de Saint-Nazaire, par lequel nous rentrons à Autignac par monts et par vaux. La promenade a été fort agréable ; la région parcourue nous a offert de nombreux paysages et de belles vignes, ainsi que des terres labourables. Elle est montueuse et très coupée de ruisseau et ravins.

    En vue du village nous nous  arrêtons pour dessiner. Ce groupe de maisons quoi que peu pittoresque, offrait un effet agréable au soleil couchant. Le maire tout en nous regardant, nous dit qu'il avait invité le curé, brave homme au fond malgré l'influence de la robe ajouta-t-il. Nous étions à jouir d'une conversation agréable et franche lorsqu'un étranger d'une quarantaine d'années d'abord avenant, s'approcha pour nous demander si le bourg qui se présentait à nos regards était Murviel, sa physionomie était étrangère, son accent pourtant fort bon. Nous apprîmes de lui, qu'il était Italien, appartenant par ses fonctions aux ponts et chaussées et voyageant pour connaître le midi de la France et en particulier les travaux d'art du beau canal des deux mers. Je me disposais dans mon excursion à aller coucher à Murviel, je me suis égaré et en baguenaudant, je me suis ainsi à ce qu'il paraît, assez éloigné du but de ma course d'aujourd'hui. Vous en êtes en effet assez éloigné, puisque l'on compte 8000 m d'Autignac, où nous sommes, à Murviel et il est assez tard pour que je vous engage à ni point aller ce soir, fatigué que vous devez être. Il est vrai que sans m’en douter, j'ai fait du chemin et m'en ressent assez à présent que je me suis arrêté. Je vous offre dont Mr. un lit et ma table, pour tout le temps que nous pourrons vous garder avec nous dans l'espoir que vous voudrez bien accepter ma proposition. Je l'accepte avec reconnaissance. La conversation qui s'engagea nous fit reconnaître dans cet étranger un mérite peu commun et une aménité toute française. Le souper fut agréable.Le curé bon réjoui (?), savant comme ils sont en général, fut assez gai au départ, la conversation s'anima, elle devint vive entre le voyageur et le curé, et nous écoutâmes le voyageur penser de l'instruction en ces derniers temps et de la direction générale de la société. Le curé … on se croit savant et l’on cherche la science où elle n'est pas ; et ne la cherche pas dans la seule source où elle se trouve. Le voyageur et quel est ce livre - le curé, c'est la Bible, tout est là, hors cela, tout est hors de la bonne voie. Le voyageur : Il n'y avait pas de géomètres, de physiciens de chimistes. Dans ces temps, toutes ces gens là sont hétérodoxes et leurs vaines sciences des connaissances diaboliques. Le curé : vous l'avez dit. Le voyageur : et par conséquent toutes les inventions qui sont le fruit de ces connaissances sont contraires au salut. Les chemins de fer, les machines à vapeur, l'imprimerie, les mécaniques de tous ordres, les aérostats, sont autant de moyens de perdition. Le curé : à peu près.  Du temps des patriarches, du temps des apôtres, on ne savait rien de tout cela et l'on allait au ciel. Satan fait des progrès tous les jours, et il n'a inventé la presse, que pour nous inonder de tant de mauvais livres qui nous pervertissent l'esprit et le cœur. Le voyageur : cela est vrai ! Mais comment faire pour nous préserver de cette damnable propension. Le curé : écouter les pasteurs, brûler les œuvres de ces damnés de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau, de Diderot, de ... Le voyageur (se si prio), ajouta-t-il à demi voix, ce qui nous fit rire. Le baron d’Holbach, Dupuis et tous les géomètres qui ont donné un démenti formel à la Bible. Le curé : oui. Ajoutez tous ces damnés qui ne vont ni à messe ni à confesse, et qui passent ce temps à barbouiller le papier, d’écritures ou de chiffres. Le voyageur : laissons les en paix, et attendons tout de la science et du zèle de tant de pasteurs vénérables et instruits, qui, si bien marchent sur les traces des apôtres (almeno quanto alla scienza au moins autantà la science) dit-il encore à demi voix. Mais M. le curé puisque nous sommes sur ce chapitre quelle est la meilleure morale de l'univers. Le curé : qui en douterait ? C'est la morale de notre sainte religion ! Le voyageur : la morale est simple en soi, elle est intellectuelle, elle échappe aux investigations matérielles. Aussi les ministres des fausses religions sont-ils si orgueilleux, si désireux d’accumuler les honneurs, les titres, le luxe ! Il leur faut des princes, une hiérarchie, de l'influence de toute espèce sur les peuples. Il leur faut des moyens de s'approprier tout cela, et de là les inventions de tout genre, pour fasciner les yeux, les pratiques singulières, les grimaces, et le commerce de ces mêmes inventions ! Rien que cela fait voir que ce n'est point là, la religion de Jésus-Christ.  Si ami de l'égalité puisqu'il voulait que les hommes fussent frères, et qu'il choisit ses disciples parmi les plus pauvres et les plus simples des hommes !... Le curé ne répondit pas et prit bientôt congé. Il était saisi dans ses... Lorsqu'il fut sorti, nous vîmes beaucoup de son embarras et de la petite mystification qu'il avait bien méritée du reste. Le voyageur : j'ai peut-être été entraîné un peu loin ; mais vous avez vu quelle guerre il a fait aux connaissances humaines et je m'occupe de leur étude, j'étais donc en cause, et force fut à moi, qui aime la science, de me défendre un peu. Vous avez bien fait ; c'est du reste un bon homme, fort simple et cela ne l'empêchera pas de dormir en pensant à son prône de dimanche prochain. Monsieur le voyageur dimes nous, plus nous vous regardons, et plus il nous semble vous avoir vu en Piémont, nous y étions en 1812,1813 et 1814. Il nous regarda et dit, j'y étais également et alors par le fait des circonstances faisant partie des troupes du génie. Alors, si vous suiviez les cours, j'étais votre professeur. Le voyageur : je vous reconnais maintenant, les armées (années ???) marchent et avec elles des changements, vous êtes mon bon professeur, que je vous embrasse ?

    Vous rappelez-vous du sonnet que vous avez composé pour moi, qui établissait un parallèle entre le Tibre et la Seine, si avantageux à cette dernière, dans ces temps de gloire et de grandeur. ! ! J'en ai une légère souvenance, ce sonnet était bien, je l’ai encore, et je regrette de ne pas pouvoir vous le rappeler textuellement. Voici ce sonnet retrouvé plus tard. Qu’êtes-vous devenus depuis la malheureuse époque de 1814. Elle a été heureuse pour moi et pour plusieurs de vos anciens élèves. J'ai repris mon titre, peu de fortune ; mais j'ai profité de l'instruction presque entièrement acquise à l'école du génie, et ai fait mon chemin dans les ponts et chaussées, où je suis honorablement placé. C'est à notre tour de vous embrasser. Je voudrais savoir tous mes élèves aussi bien et aussi instruits que vous. Il se retira dans sa chambre et lorsqu'il fut parti, restant avec le maire qui n'ont plus que nous, n'était pas pressé de se coucher, nous lui dimes : à présent que je connais cet aimable voyageur, je suis surpris qu'il ait été si circonspect dans sa discussion avec votre curé et vous allez le penser comme moi lorsque je vous aurais raconté une anecdote affreuse, arrivée dans sa famille que ne … le temps et l'instruction !

    Son père était le comte de P...i, d'une famille autant recommandable qu'elle était noble. Deux prêtres étaient familiers dans la maison, comme c'est l'usage habituel d'Italie. S'étant épris d'amour pour la comtesse sa femme ; personne charmante, ils s'entendirent pour lui faire des propositions qu'elle reçut de manière à les faire rentrer dans les bornes dont il n'aurait pas dû sortir ; mais elle avait affaire à des hommes qui ne pardonnent guère, aussi se déterminèrent ils à une vengeance digne de deux scélérats et voici comment il l'accomplirent : ils entrèrent un jour, comme c'était facile pour eux à cause de l'habitude qu'on avait de les voir, et de l'espéce de vénération qu’on portait à leur robe, allèrent trouver le comte dans son cabinet, dans un moment où les domestiques étaient éloignés, ils n’excitaient d'ailleurs aucun soupçon, la comtesse n’ayant rien dit de leur insolence et comptant que, honteux de leur conduite, ils feraient tout pour la faire oublier ; étant donc seul avec le comte ils le poignardèrent, et revinrent ensuite trouver la comtesse auprès de laquelle ils essayèrent d'employer la violence pour arriver à leur dessin coupable ; les cris de cette dame ayant averti les domestiques, les deux scélérats profitant encore de leur robe et employant une mensonge parvinrent à s’échapper, et ne furent point pris. Il était si facile alors aux gens de cette robe, de se tirer d'embarras. Le comte était mort de ses blessures, et l'homme que vous avez chez vous, très jeunes enfants encore, fut nourri dans la haine bien légitime pour les scélérats, assez commun malheureusement, auquel il devait la mort d'un père dont il commençait à connaître les vertus. Quelle chose atroce. Elle n’est que trop véritable. Il y a bien du temps de passé mais comment un fils peut-il oublier un aussi grand malheur et avec des circonstances si affreuses.  

    Le lendemain nous sortîmes de bonne heure avec notre bon ami le maire, pour nous promener dans les environ, nous avions dirigé notre promenade vers le nord, en suivant le chemin d'Autignac aux baraques jusqu'au ruisseau de Tabernol, nous en suivîmes les bords jusqu'au torrent du Libron, et revînmes à Autignac en suivant le chemin dit des Masquières, celui de Coujan à Grézan jusqu'au cimetière éloigné du village d'environ 1000 m. Nous nous disposions à rentrer à Autignac en suivant le chemin dit de Carreirou, lorsque nous rencontrâmes le curé et le voyageur se promenant de la meilleure intelligence, le bon curé n'avait pas compris le sens des paroles de la veille, et tant mieux. Nous rentrâmes ensemble, et au déjeuner le curé qui le prenait avec nous, repris avec le voyageur instruit la conversation qui probablement avait fait le sujet de leur entretien dans leur promenade du matin. Le voyageur : suivant moi, une religion est une sorte de pacte qui a pour but d'établir des relations entre le créateur et la créature, et de concilier les bien faits de l’un avec la reconnaissance de l'autre ; or comme l'intention est réputée pour le fait je demeure convaincu, qu’aucun culte n'est désagréable au Seigneur. Je suis mes réflexions : il y a un grand nombre de religions, parmi elles, nous admettons qu'il n'y en a une et une seule de vraie, celle-là est divine, d'où je conclus que les autres sont de création humaine ; mais je pense que quelque soit la religion, le législateur qui la conçue a eu un but louable, puisqu'il a eu celui de diriger la reconnaissance des hommes vers leur créateur, vers un objet unique et par conséquent de réunir les hommes, comme frères d'une même famille dans l'amour commun réservé aux grands êtres, et de les rendre ainsi propres à vivre en société, intention manifeste de la création.

    Dans mon opinion, toutes les religions renfermaient dans ces bases, sont donc agréables à Dieu, et la tolérance réciproque doit être la base de l'opinion des sentiments divergents.

    Le curé : j'admettrai volontiers vos raisonnements, s'ils n'étaient contraires aux idées qu’on m’a inculpées dans mes études théologiques, et avec lesquelles je suis complètement identifié, je n'oserais jamais croire que la maxime, non l’église point de salut, suivie dans la vraie religion, ne soit pas une vérité incontestable. Le voyageur : je poursuis si vous le permettez, dans toute religion, il existe deux parties distinctes l'une intellectuelle qui regarde l'espoir de l’âme pour une autre vie, et l'autre, qui est temporelle, et qui regarde les devoirs mutuels des hommes entre eux. Cette deuxième partie, est même le résultat de l'application de la première puisque c'est à son observation qu’est attachée la progression de ce qu'elle promet. J'observerai avant de passer outre, qu'aucune religion, même chez les peuples idolâtres et sauvages, n'est désagréable au grand être, qu'elles sembleraient même lui être indifférentes, puisque les bienfaits de la providence infinie s'étendent sur tous, et qu'il paraîtrait même que ses bienfaits sont répartis avec plus de libéralités aux nations les plus ignorantes et les moins avancées en civilisations et par conséquents sous le rapport de la morale et de la religion, car mon esprit et mon coeur se refuseraient à penser que la puissance suprême, remettrait à une autre vie, à punir les hommes de ce qu’ils n'ont pas suivi une loi qu'ils ne pouvaient connaître, et même dans le cas où il y aurait infraction. Je ne saurais admettre de sentiment haineux et réfléchi, dans le principe de toute bonté. L'ordre de mes réflexions me porte à considérer maintenant les religions divines et humaines, sous deux nouveaux points de vue : les religions fausses et la religion vraie qui ne saurait être qu’unique. Et j'examinerai d'abord, comment les religions fausses ont pu s'établir. Dans l’enfance des sociétés il n'y avait point de religion proprement dite, et les pratiques religieuses se bornaient en prières vagues, ou pour remercier le principe du bien, ou pour apaiser et conjurer le principe du mal qui pouvait ou satisfaire les humains, ou les écraser sous le fait de mille maux. Ces deux principe ont été reconnus chez les plus anciens peuples et comme le mal était hideux, le principe qu’un supposait y présider était également hideux ; de là les superstitions des peuples ignorants et primitifs qui donnaient à leurs dieux, ou plutôt à ce principe inconnu qu’ils imaginaient sans le comprendre, des formes bizarres, fantastiques et presque toujours affreuses. Il semble même que, dans les premières sociétés c’était moins un principe de bien qu’on ne craignait pas, ou qu'on redoutait peu, qu'un principe du mal auquel on rapportait les maux et souffrances suite nécessaire des conditions d'existence de notre frêle espèce qu’on adressait des vœux et pour lequel on formulait un culte. Plus tard, lorsque les sociétés, plus nombreuses, plus civilisées ont apparu, des législateurs se sont élevés de leur sein et ont fait des lois pour asservir chaque individu à la règle qui devait servir au bonheur ou au bien être de tous. Le législateur dut ne pas tarder à reconnaître l'insuffisance de la loi humaine, et y opposa la loi divine, principe de la religion, qui appauvrissant les esprits faibles et timorés sous l'influence d'une vie expiatoire inévitable, les disposait à se plier plus facilement au Code civil. Cette même loi fut d’abord exécutée par le pouvoir civil, et le chef de la nation, était aussi le chef de la religion. Plus tard, la complication des rouages nécessita la séparation du code religieux et du code civil, une partie du pouvoir tomba sans partage sur les prêtres, qui comprenant tout ce qu'il pouvait résulter d’avantageux pour eux de cette domination des consciences, s'exercèrent à en étendre les effets ; en en formulant les bases ; de là la naissance des religions, et de la puissance du sacerdoce qui s'appuya sur une base de bronze, fondée qu'elle était sur l'ignorance et la faiblesse de l'esprit humain. L’histoire le proclame, le pouvoir civil reconnut sa faute, essaya souvent de la réparer. Mais la lutte était devenue inégale et le pouvoir des prêtres prévalut, appuyé qu'il fut toujours sur une confiance et une crédulité sans bornes de la part des peuples. Se voyant affermi, le sacerdoce, devenu une..., voulut en assurer les effets en frappant les esprits, de là les cérémonies religieuses, les rites, les expiations, les augures, les pièges de tout ordre tendus à la faiblesse et à la richesse humaine pour augmenter ce pouvoir et enchainer plus fortement les nations, devenues bien indignes de leur création. De là les hiérarchies, les honneurs, les richesses que les prêtres créaient et accumulaient si facilement et si prodigieusement, et de là l’admiration des peuples pour le prestige de ces hommes devenus grands parce qu’il était devenu petit, qui les dirigeait par des moyens surhumains vers une hypothèse surhumaine et vers la promesse d’un bonheur sans fin dans une autre vie, pour la possession duquel aucun sacrifice en ce monde ne devait être omis et qu’on devait acheter par une soumission aveugle et une complète abnégation de soi-même. L’histoire est encore là pour prouver les exigences du sacerdoce, et les concessions infinies des peuples ; elle est là pour prouver l’appauvrissement des consciences devant le pouvoir des prêtres, appauvrissement qui a rendu tant d’individus égarés ou ensevelis dans une crasse ignorance, ou devenus féroces  et portés au crime par l’altération de sentiments religieux mal compris ou mal … De là enfin, l’oubli complet de la tolérance si aimée des hommes et les poignards dirigés sur des frères dont le seul tort était d’avoir une direction différente dans leurs idées religieuses. Que de crimes cette intolérance inhumaine et ennemie de Dieu, n’a-t-elle pas fait commettre, et que de meurtres les prêtres n’ont-ils pas à se reprocher. Toutes ces religions fausses, eurent des autels ensanglantés, et souvent leurs prêtres eux mêmes étaient armés du poignard. Je laisse retomber un voile épais sur ces atrocités dont le souvenir fera gémir longtemps la malheureuse espèce humaine, elle regrette d'avoir été entraînée à en soulever un coin. Toute religion fausse est un tissu de pratiques superstitieuses, inventées par les prêtres au nom d’un dieu inconnu, dans le but d’asservir les humains, d'accumuler les honneurs, les richesses, tous les biens, toutes les commodités de la vie, de se créer enfin une puissance dont les actes et les effets sont tous temporels. Il n'est aucun inventeur de religion qui n’en ai reçu la mission de Dieu lui-même, qui a manifesté sa volonté suprême par des actes surnaturels ; il n'en est aucun qui n'ait vu Dieu face-à-face et n’ait prouvé son mandat par des miracles, seuls moyens d'en imposer à une masse aveugle et épouvantée. Il n'est aucune fausse religion, qui n’ait ses jongleries, son commerce de ... sanctifiées, devenus de salutaires préservatifs. Il fallait lier les hommes, et les moyens n'ont pas manqué et aucun n'a été négligé. Mais ce n'est pas tout. Rien ne se fait pour rien quand il s'agit de l’être grand, puissant, magnifique par excellence de l’etre possedant tout. Tout s'est fait payer jusqu'aux actes les plus minimes de la création des prêtres ; il fallait toujours avoir l’argent à la main, à la naissance de l’enfant, pendant sa vie, à sa mort, et même après sa mort. Aucun acte humain n'était valable sans l'intervention du prêtre qui présidait aussi bien à la paix qu'à la guerre, et donc les autels fumaient pour armer les frères contre les frères au nom de l’être bon par excellence. Il y a plus... que chacun avait son dieu, qu’il croyait plus fort que celui des autres, et qu'il implorait par des crimes odieux qui ne différaient que par le plus ou moins de barbarie ! N'est ce pas la... d’une religion fausse ? Le curé : ce que vous dites est vrai pour les religions fausses ! Oui malheureusement les ministres de ces religions ont abusé trop souvent la confiance des humains. Le voyageur : ajouter qu’à tous leurs moyens d'investigation, ces prêtres ont toujours ajouté.., et que la 1ere injonction à leurs adeptes, est une confiance aveugle, une foi vive et entière, sous les peines d'un supplice éternel. De père en fils cette conviction se propageait et les pauvres humains étaient ainsi à leur insu et dans la meilleure foi du monde jetés dans des erreurs contraires. Tout ce qui leur avait appris leurs prêtres était vrai, tout ce que proclamaient ceux des autres nations était une erreur damnable ! Étaient-ils donc si coupables ceux qui étaient sous l'influence d'une fausse religion ?

    Nous venons de voir ce qui constitue une religion fausse quelle qu'elle soit. Examinons à quel caractère un homme indépendant de tout asservissement religieux, de toute jonglerie mystique, qui appelle à son secours la raison étincelle divine, donnée à tous mais malheureusement parasité chez le plus grand nombre, examinons dis je à quel caractère un homme semblable peut reconnaitre la religion vraie, la religion vraiment sainte ? Ce n'est pas dans la vision céleste des prêtres qu'il le cherchera non plus que dans leurs extases, leurs ..., leurs miracles, leurs martyres ; car toutes les religions ont eu leurs visions divines, leurs extases, leurs miracles, leurs martyrs ! Mais c'est dans la morale qu'il cherchera la véritable preuve divine de la vraie religion. Cette morale doit être pure, simple, propre à rendre les hommes frères et à préparer et consolider leur bonheur, et cette morale est celle du Christ. Quoi de plus simple ? Quoi de plus noble. L'égalité des hommes devant Dieu leur père commun, l’injonction du pardon des offenses, se conformer à l'égard des autres à ce que nous attendons d’eux, la fraternité parmi les hommes, l'unité de l'esprit, voilà la morale divine, voilà celle du Christ. Dieu, il s’est fait homme et c’est mêlé parmi les hommes pour s’associer à leurs misères pour leur prêcher d’exemple le courage et la résignation aux chagrins, aux peines, aux maux qui affligent l'humanité ! C'est la vertu, c'est la concorde, c’est la philanthropie qu'il annonce et qu’il présente. Un de ses disciples vient de frapper du glaive, un de ceux qui venait arrêter son maitre, et Jésus lui dit :  Pierre remettez votre épée dans son fourreau, celui qui se servira de l'épée périra par l'épée ! Et il guérit la blessure de son ennemi. Voilà la véritable morale, la morale divine, la base de la vraie religion !

    Monsieur le curé je vous …, je vois en vous le prêtre humain, l’estimable pasteur, je tiens à votre estime, et ne voudrais point vous faire la plus légère peine. Mais je vous le demande les ministres de la religion du Christ ont-ils toujours été fidèles à leur mandat ? Leur lot n'est-t-il pas assez brillant de réunir les ennemis divisés, de prêcher la concorde dans les familles et d'y rétablir la paix, de soulager les infortunés, d'être le canal par lequel s'écoulent les aumônes de la charité, d'assister le patient à son heure suprême, de fortifier et encourager l'agonisant au lit de mort ? Avaient-ils besoin de s'agiter et troubler le monde par des exigences et des présomptions toutes mondaines !

    Le bon voyageur était ému, il nous demanda la permission de s'éloigner. Nous lui donnâmes rendez-vous sur les bords du Tauroussel où nous devions diriger notre provenance du jour. Lorsqu'il fut sorti, nous racontâmes au bon curé le crime affreux exécuté dans sa famille, et qui devait peser comme un poids énorme sur toute son existence. Le bon pasteur en fut vivement attristé. Nous résolûmes de nous réunir tous au repas pendant le temps de notre séjour, le bon curé en fut enchanté ainsi que nous.

    Nous retrouvâmes notre voyageur au bord du Tauroussel près le chemin d'Autignac à Saint-Nazaire, il lisait « I promessi sposi (Les fiancés) de Manzoni ». Nous continuâmes notre promenade par le chemin de Montcal et des magnols ( ???) jusqu’au ruisseau de Taurou ou de la Valongue dont nous suivîmes les bords accidentés et montueux jusqu'à la limite de la commune. Le terrain n'offre que des pâturages et des vignes. Nous rentrâmes au village par le chemin de Bédarieux. En approchant d'Autignac, la culture de la vigne est entremêlée de celle des céréales.

    La commune d'Autignac nous offrit peu de choses sous le rapport statistique et militaire, sous le rapport pittoresque elle est assez intéressante. Notre départ étant prochain, nous primes auprès du maire des renseignements sur les mesures en usage dans sa commune et voici ce qu'il nous apprit.

    Mesures

    Celles agraires et pour les grains sont les mêmes que celle de Causses ; celle pour le vin, sont spéciales. Le muid d'Autignac est divisé en 16 setiers ; le setier est divisé en 21 quartons.

    Le muid vaut 6 hl 92,41 litres

    Le setiérs vaut 43,28 litres

    Le quarton vaut 2,06 litres

    La feuillette vaut 0,52 litres

    L’hectolitre vaut 2 setiers 6 quartons 2,13 feuillettes

    Le décalitre vaut 4 quartons 3,45 feuillettes

    Le litre vaut 1,94 feuillette

    Celles pour l’huile, comme à Villeneuve-les-Béziers.

    Notre départ fut fixé au lendemain, notre intention était d'aller à Cabrerolles. Notre ami le maire nous engagea à commencer par Laurens où il avait quelques affaires et où il désirait nous accompagner.

    Nous y souscrivîmes avec plaisir ; il fut en outre décidé que notre excellent voyageur achèverait avec nous l'excursion du canton de Murviel et que nous l’accompagnerions ensuite à Béziers pour visiter une partie du Canal des 2 mers.

    Après nos adieux au bon curé et accompagné du maire, nous entrâmes sur la commune de Laurens, en traversant le ruisseau de la Pataque et suivant le chemin d'Autignac à Laurens, dit de la Pataque, nous trouvons chemin faisant un ravin assez profond et le ruisseau d'Azil qui se jette non loin de là dans celui de la Pataque. Nous prenons ensuite le chemin de la Liquière Laurens et laissant à gauche la tuilerie Portal et un moulin à vent, enfin, nous entrons dans Laurens en traversant le Libron. Nous descendîmes chez un ami du maire qui nous offrit l'hospitalité pendant notre séjour.

    Le bureau de poste d’Autignac est à Béziers.

  • Et celle imprimée « Guide du voyageur dans le département de l'Hérault »

 

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 Qui sont les personnages ?

 L’auteur : Jean-Marie AMELIN (1785-1858) est né à Versailles. Il est professeur de dessin à Alexandrie (Piemont Italien), Grenoble, Lyon, La Rochelle et enfin à l’école du génie de Montpellier entre 1816 et 1851.

 Il parcourt l’Hérault dont il visite tous les villages.

 Le maire : Jean-Baptiste PASTRE (1771-1828) est né à Thézan, est officier de santé, se marie en 1808 avec Marie-Françoise FOUILHE. Il sera maire d’Autignac de 1819 à 1928. Je crois comprendre qu’il est l’auteur de ce guide trouvé au fond d’une malle dont il cite des extraits à Amelin.

 Le voyageur rencontré : un Italien fils d’un comte, employé aux ponts et chaussées (ingénieur ?). Il a suivi les cours de Jean-Marie Amelin à l’école du génie d’Alexandrie vers 1814.

 Le curé : Louis TRINQUIER (1763- ? 1837) prêtre nommé à Autignac peut-être en 1809 jusqu’en 1837.

 Amelin loge chez le maire rue du Bon Conseil.

 Un grand merci à l’ami Bernard RIUS qui m’a fait découvrir ces documents.

 AMELIN (Jean-Marie), dessinateur et aquarelliste, né à Versailles le 10 août 1785; mort à Paris le 17 septembre 1858. A l’âge de 26 ans, il appartient à l’armée française et se trouve à Paris où il est employé comme artiste peintre au dépôt des fortifications et à la galerie des plans et reliefs, fonction qu’il occupe du 25 mars 1811 au 30 avril 1812. Le 1er mai 1812, Jean-Marie Amelin se trouve à l’Ecole Régimentaire des Mineurs et Sapeurs du Génie à Alexandrie dans le Piémont (sous l’influence française). Il y est en tant que professeur de dessin, activité qu’il exerce pour la première fois et qu’il continuera jusqu’à la fin de sa vie. Il quittera le pays le 8 mai 1814. Professeur de dessin à l’Ecole Régimentaire du Génie à Grenoble du 9 mai 1814 au 6 juin 1816. Après un passage à Lyon, il se trouve le 19 juillet 1815 à La Rochelle. Et le 7 juillet 1816, alors célibataire et âgé de trente et un ans, il prend ses fonctions de professeur de dessin à l’Ecole Régimentaire du Génie de Montpellier. Il y exercera toute sa carrière jusqu’au 31 décembre 1851.

 Article trouvé sur :  http://villeneuve.les.maguelone.guerrero.pagesperso-orange.fr/private/Accueil/accueil5.htm


 

 

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16/02/2014

Inondations 1907


Gendarmerie nationale

3eme Légion Compagnie de l'Hérault

Arrondissement de Bédarieux

Brigade de Murviel

le 27 septembre 1907

Procès-verbal constatant des renseignements sur une inondation de la rivière « Le Libron », d'une partie du territoire de la commune de Laurens (Hérault).

Ce jourd’hui vendredi 27 septembre 1907 à onze heures du matin, nous soussignés GAU Jean Frédéric brigadier et RIPPE Jean, gendarmes à cheval à la résidence de Murviel-les-Béziers département de l'Hérault, revêtus de notre uniforme et conformément aux ordres de nos chefs, Rapportons qu’étant à notre caserne s'y est présenté le sieur GROS Georges âgé de 29 ans agent voyer à Murviel (Hérault) qui nous a fait la déclaration suivante :

« Hier 26 septembre courant, vers 11:00 du matin, le sieur Astruc, cantonniers à Laurens, Hérault, m'a prévenu télé graphiquement que la rivière : « Le Libron» avait débordé et emporté une partie de la chaussée du chemin de grande communication numéro 31 au lieu-dit : « Pont de la Boudouyre » et que pour ce fait, la circulation des véhicules était impossible sur ledit chemin.

Je me suis aussitôt rendu sur les lieux et ai constaté que la crue avait enlevé 10 m de la chaussée, plus le remblai (côté gauche du chemin) sur une longueur de 80 m environ. J'ai immédiatement signalé par télégraphe par télégramme ces dégâts à l'agent voyer d'arrondissement à Béziers et ai donné des ordres aux cantonniers pour qu'ils exercent une surveillance pendant la nuit pour éviter les accidents. La circulation des véhicules chargés ne pourra avoir lieu en cet endroit que dans quelques jours. J'ai fait placer une barrière sur le chemin en face les baraques de Laurens et une autre à l'interception du chemin d'Autignac. A côté de ces barrières, j'ai fait mettre une pancarte portant l'inscription : « circulation interdite aux véhicules. » J'évalue les dégâts causés par cette crue au préjudice de l'administration à la somme de 2000 fr.

Après cette déclaration vous sommes rendus dans la commune de Laurens (Hérault) où nous avons recueilli les renseignements suivants :

PORTAL Charles âgé de 48 ans maire de la commune de Laurens déclare :

« Hier 26 septembre 1907, dans la matinée, une grande crue de la rivière « Le Libron » qui traverse Laurens, est arrivée par suite des pluies torrentielles qui étaient tombées dans la nuit. Les maisons situées sur le bord de la rivière ont été inondées d'une couche d'eau de 2 m environ ; les jardins et les vignes environnants ont été dévastés, il en est de même de plusieurs murs de soutènement entre autres celui du sieur MIREPOIX Gabriel propriétaire au château de Grézan et celui du sieur CARRATIER Camille propriétaire à  Autignac.

Les dégâts occasionnés par cette crue son important mais pour le moment je ne peux les estimer.

Quoique la crue soit arrivée très rapidement il n'y a pas eu d'accident de personnes.

Lecture faite de leurs déclarations, les personnes désignées ci-dessus les ont reconnues exactes et ont signé au carnet.

Les sieurs MIREPOIX et CARRATIER étant absents n'ont pu être interrogés.

Nous avons constaté que plusieurs pieds de vigne des propriétés situées sur le bord de la rivière : « Le Libron » avait été arrachés par les eaux et que le mur de soutènement appartenant l’un au sieur MIREPOIX Gabriel propriétaire au château de Grézan, commune de Laurens, mesurant 40 m de longueur environ sur 4 m de hauteur, l'autre appartement au sieur CARRATIER Camille propriétaire Autignac (Hérault) mesurant 20 mètres de longueur, environ, sur 3 m hauteur avait été détruits. Ces deux murs étaient situés au lieu-dit : « Pont de la Bouldouyre territoire de la commune de Laurens (Hérault).

Au même lieu, la chaussée du chemin de grande communication numéro 31 qui est attenante à la rivière « Le Libron » a été détruite sur une longueur de 10 m sur 2 m 50 de profondeur. Le remblai du dit chemin, (côté gauche), a été enlevé par les eaux sur une longueur de 80 m environ.

La circulation des véhicules sur le dit chemin est interrompue jusqu'à nouvel ordre.

Monsieur l’Agent Voyer de Murviel a pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter tout accident.

En foi de quoi nous avons rédigé le présent procès-verbal en triple expédition, la première destinée à M. le préfet de l'Hérault, la deuxième à M. le sous-préfet à Béziers, et la troisième transmise à M. le le Lieutenant Commandant la Gendarmerie de la Section conformément à l'article 298 du décret du 20 mai 1903.

Fait et clos à Murviel les jours mois et an que d'autre part.

 

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06/04/2013

2eme classe RAYMOND

Abel RAYMOND.jpg 

Références AD34 : 1 R 1237 Béziers-St-Pons-de-Thomières Matricules 1 à 500. 1910 page 461, 462, 463, 464

 RAYMOND

Abel, Joseph

Numéro matricule de recrutement : 465

Classe de mobilisation : 1910

État civil :

né le 11 juin 1890 à Autignac canton de Murviel département de l'Hérault

Résidant à : Autignac

Profession : ouvrier agricole

Fils de Pierre Joseph et de GAYRAUD Pauline, Marie domicilié à Autignac

Signalement :

-          cheveux châtain clair

-          yeux marron clair

-          front inclinaison verticale, hauteur moyenne

-          nez dos rectiligne, base horizontale, hauteur grande, saillie moyenne

-          visage ovale

-          Taille 1 m 72

-          Degré d’instruction : 3

Décisions du conseil de révision :

classé dans la 1ere partie de la liste en 1911. Brevet moto.

Détails des services et mutations diverses :

Inscrit sous le numéro 30 de la liste.

Incorporé à compter du 10 octobre 1911, arrivé au corps ledit jour et chasseur de deuxième classe

Clairon le 25septembre 1912

Maintenu sous les drapeaux par application de l'article 33 de la loi du 21 mars 1905 et passé dans la réserve le 8 novembre 1913.

Maintenu au corps du 8 novembre 1913 aux 12 décembre 1913 article 39 de la loi du 21 mars 1909. Certificat de bonne conduite accordée.

Rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au corps le 4 août 1914.

Parti au 6eme bataillon aux armées le 9 août 1914.

Passé au 115e chasseurs le 8 mars 1915.

Passé à la S.H.R. groupe mobilisable le 2 octobre 1915.

Parti en détachement de renfort au 115e chasseurs le 12 octobre 1915.

Rentrée au dépôt commun le 30 novembre 1916.

Classé services auxiliaire par décision de la commission de réforme d'Antibes le 18 décembre 1916, pour V.O.D normal vue 10/10e. V.O.G inférieur à 1/20e blessure de guerre

Passé au 145e Territorial Infanterie le 7 février 1917.

Maintenu service auxiliaire par la commission de réforme d’Aix du 22 mars 1917 pour « perte de la vision de l'œil gauche ».

Passé au 141e régiment d'Infanterie le 25 mai 1918.

Inapte définitif par la commission de réforme d’Aix du 11 octobre 1917.

Mis en congé illimité de démobilisation le 26 mars 1919 (5e échelon numéro 716) par le 96e régiment d'Infanterie.

Se retire à Autignac Hérault.

Maintenu service auxiliaire proposé pension temporaire 4 % par la commission de réforme de Béziers du 5 décembre 1919.

Affecté au deuxième régiment du Génie place ?? le 1er janvier 1924.

Classé sans affectation le 1er septembre 1927.

Maintenu service auxiliaire, pension permanente 45% acquise :

·         1er - œil gauche atrophie du nerf optique suite de blessure par E.O (éclat d’obus) conservation du réflexe photo mateur.

·         2e - A.T.D moins de 10 % œil droit hypermétropie congénitale V.O.D = 7/10 non imputable, commission de réforme de Béziers du 31 mars 1930. Réformé définitif numéro 1 pension définitive 65 %.

·         1e - choroïdite de l'œil gauche par blessures de guerre

·         2e - A.T.D œil droit aspect normal, pas d'atrophie optique, ni de lésion du fond d’œil (forclos sous réserve) commission de réforme de Béziers du 10 juin 1934

Campagnes :

Contre Allemagne

du 4/08/1914 au 5/09/1914 C.D

du 6/09/1914 au 9/03/1915 C.D.B.d.G

du 10/03/1915 au 4/09/19160 C.D

du 5/09/1916 au 30/11/1916 C.D.B.d.G

du 1/12/19216 au 14/12/1917 C.S

du 15/12/1917 au 10/03/1918 C.D

du 11/03/1918 au 26/06/1919 C.S

BLESSURES, ACTIONS D’ECLAT, DECORATIONS, etc :

*Blessé le 5 septembre 1914 à Hermaménils « plaie main droite par éclat d'obus ».

Blessé le 4 septembre 1916 au combat de Forest ou Torest « plaie de l'œil gauche ».

Citations à l'ordre du bataillon 201 du 19 septembre 1916 « chasseurs très dévoué blessé en relevant au en transportant des blessés sous un feu d'artillerie et de mitrailleuses extrêmement violent.

Croix de guerre Etoile de bronze.

*Blessé le 4 septembre 1916 au Forest (Somme) plaie de l'œil gauche par E.O

Médaille commémorative de la Grande guerre

Médaillé militaire par décret du 3/03/1932, J.O. du 17/03/1932

Corps d'affectation :

Armée active, 6e bataillon de chasseurs à pied

Disponibilité et réserve de l’armée active, 6e bataillon de chasseurs à pied

23e bataillon de chasseurs

141e régiment territorial d'infanterie (sa)

141e régiment d'infanterie

115e régiment ???

122e régiment d'infanterie

Armée territoriale et sa réserve, 122e régiment d'infanterie

2e régiment du Génie

Sans affectation

Localités successives habitées :

12 avril 1920 Murviel-les-Béziers (résidence)

12 octobre 1933 Servian (résidence) rue de la Gaité

 

 

 

24/02/2013

Sacré Coeur de Marie Béziers

CURE-PELISSIER.doc 

CHAPITRE 5

 

De la famille CURE à Mère Saint-Jean

 

1614 - 1869

 

 

 

Comme annoncé, nous voilà arrivé au volet Apollonie PELISSIER.

 

Nous verrons en progressant dans cette recherche qui est exactement Apollonie du moins ce qu'elle est devenue.

Donc, reprenons depuis le début, c'est-à-dire le début de cette généalogie :

1 - CURE Jean époux Catherine BOYER né vers 1614

2 – CURE Raymond époux Suzanne DE RIBES

3 – CURE Augustin, Antoine époux Marie CALVET

4 – CURE Charles époux Marianne MAS

5 – CURE Jacques époux Catherine MARTIN

6 – CURE Charles Antoine Catherine Eugène dit Eugène, époux Marie Apollonie PELISSIER. Il décède en 1849

Je ne sais pas grand-chose au sujet de Jean CURE sinon qu'il est déjà bourgeois et qu'il est probablement propriétaire de la Grange d'Affanies. En tout cas, il y décède en 1694

Parmi ses enfants, Raymond se marie 3 fois. Avec Suzanne DE RIBES (elle décède aussi à la Grange d'Affanies) qu'il épouse à Puissalicon, il a plusieurs enfants dont Augustin Antoine.

Augustin marié à Marie CALVET compte parmi ses enfants Charles.

Ce dernier marié à Marianne MAS a une fortune suffisante pour acheter la charge de maire (édit royal de 1692) qui participe à l'administration de la communauté avec les consuls. Il est dit "conseiller du roi, avocat en parlement". Il a entre autre pour fils Jacques.

Jacques épouse en 1793 Catherine MARTIN d'une famille bourgeoise d'Autignac (cette famille plus tard donnera sa maison qui sera presbytère). Jacques est avocat, il sera maire (post révolutionnaire) de 1795 à 1797 puis de 1797 à 1802 (Jean PASTRE étant cité en 1797). Toutefois, lors de son mariage il est aussi désigné comme maire.

Le fils du couple appelé Charles Antoine Catherine Eugène (désormais appelé Eugène dans tous les comptes rendus officiels)  nait le 24 prairial An XI (13 juin 1803) à Autignac. Il est avocat et juge de Paix à Murviel. 

Grande cérémonie le 11 avril 1831, Charles Antoine Catherine Eugène,  27 ans épouse Marie Apollonie PELISSIER 22 ans en présence de Jean Clément PELISSIER propriétaire foncier frère d'Apollonie, Raymond Bernard MOURGUE (lire Mourguè) notaire, Gabriel Pierre OULES propriétaire, Jacques VILLEBRUN 63 ans officier de santé, Jean Gabriel GUY greffier de la justice de Paix … Charles Antoine décède à son domicile Rue de la Promenade à Béziers le 2 novembre 1848 âgé de 46 ans.

A noter que "la rue de la Promenade" (in "Béziers pas à pas" de Claude Lapeyre et Alain Roques) est en 1807 et 1857 la rue du 4 septembre et/ou une partie haute des Allées. Un document plus récent nous dit qu'ils habitent 42 Allées Paul Riquet.

Le couple n'aura pas d'enfants

Voilà probablement une des raisons qui les rapproche du Père Gailhac (1802-1890) prêtre, aumônier de l'hôpital civil et militaire de Béziers, fondateur du "Bon Pasteur" (refuge à l'origine de femmes prostituées puis des femmes et aussi orphelinat). Ils œuvreront ensemble et, au décès de Charles Antoine (2 novembre 1848), Apollonie manifeste le désir de s'investir totalement y compris financièrement.

 Je cite un extrait de http://rscm-gen.org : "… Dans la réalisation de ses projets, le Père Gailhac  reçut le soutien inconditionnel d’un ami proche, Eugène Cure. Avec sa femme Apollonie , ils  habitaient Béziers et n’avaient pas d’enfants …

……Apollonie et Eugène souffraient de ne pas avoir d'enfants.  Lorsqu’Eugène mourut subitement à l'âge de 46 ans,  Apollonie fut  libre de se consacrer elle-même ainsi que sa fortune  aux  œuvres du Père Gailhac.  A cette époque, celui-ci cherchait à fonder une communauté religieuse capable de s’occuper du refuge et de l'orphelinat. Le 24  février 1849, Apollonie et cinq autres femmes devinrent les premiers membres de cette communauté. C’est ainsi qu’est née la congrégation des Religieuses du Sacré-Cœur (note de l'auteur : RSCM Religieuse du Sacré Cœur de Marie) dont le Père Gailhac est le fondateur et Appollonie, devenue Mère Saint-Jean, la  première supérieure…."

Et aussi dans la brochure éditée en 2009 ( in Apollonie Pelissier. Mère Saint Jean. 2009 – Bicentenaire de sa naissance. Fondatrice : Religieuses du Sacré Cœur de Marie. Femme d'Espérance et de Courage.) : " … Plus tard, en mars 1850, quand elle commença à éprouver le ressentiment et l'ingérence de la famille CURE qui désirait ardemment un partage de la fortune d'Eugène, Apollonie maintenant connue comme Mère Saint-Jean, transféra l'administration de la propriété CURE à Autignac d'Alphonse Martin, un parent des CURE, à Jean GIBBAL alors un homme de loi de Béziers. Cela la libéra pour vendre la propriété à Autignac et pour  acheter, au nom de Jean Galhiac, le domaine de Bayssan-le-Haut. Cet achat rendit possible l'ouverture de la Colonie agricole pour les orphelins en 1853…"

 Cette communauté essaimera dans le monde entier, http://rscm-gen.org : "A  la mort du Père Gailhac en 1890, les Religieuses étaient présentes dans cinq pays: France, Irlande, Portugal, Angleterre et  États-Unis. Aujourd'hui, nous travaillons aussi  au Brésil, en Italie, au Mexique, au Mozambique, en Ecosse, au Pays de Galles, en  Zambie et au Zimbabwe."

"Notre maison mère se trouve au numéro 21, rue Ermengaud, Béziers, une ville située dans le département de l'Hérault dans le sud de la France…. Aujourd'hui, la Congrégation est gouvernée à partir de notre Maison Généralice à Rome, mais la Maison-Mère reste à Béziers…".

Religiose del Sacro Cuore di Maria
Curia Generalizia
Via Sorelle Marchisio 41
00168 Roma, Italia

Mère St Jean meurt le 4 mars 1869. Voici l'acte :

L'an mil huit cent soixante neuf le cinq mars, onze heures avant midi, dans l'Hôtel de ville de Béziers département de l'Hérault par devant nous Auguste Alengri adjoint au maire de la dite ville, officier de l'Etat Civil délégué, ont comparu les sieurs Jean Gibbal prêtre, âgé de cinquante ans et Mathieu Salles, armurier, âgé de soixante dix ans, domiciliés à Béziers, lesquels nous ont déclarés que le jourd'hier six heures du soir, est décédée dans l'établissement du Bon Pasteur, Apollonie Pélissier, âgée de soixante ans, native de Murviel, domiciliée à Béziers veuve de Charles Antoine Catherine Eugène Cure (en religion sœur Saint-Jean fondatrice du dit établissement du Bon Pasteur). Nous officier de l'Etat Civil après nous être assuré du décès, avons dressé le présent acte que nous avons signé avec les comparants après lecture faite.

Une recherche reste à faire pour comprendre le lien Apolonnie – Martin qui justifierait les "pèlerinages" que certains touristes étrangers font à (l'ancien) presbytère d'Autignac. 

05/02/2013

De la vigne par Marie-Laure

Histoire vigne et vin exposé 15-01-2011.doc

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27/12/2012

Les curés d'Autignac

Les curés d'Autignac.doc

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22/12/2012

Métiers. Rues. Divers


Relevé métiers.doc

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03/04/2012

Estat des biens , droits et facultés en l'année 1639

 

Estat des biens , droits et facultés que la communauté d'Autignac diocèse de Béziers possédait en l'année 1639 et ce qu'elle a aquis du depuis

 

La communauté d'Autignac possédait en propriété en 1639 et la ? de tout tamps immemorial

En premier lieu un four bannié situé ~ de contenance ~ confrontant ~ comme appert de l'estat d'arrentement  du ~ ci remis et coté de lettre A et de l'extrait du compoix vieux ci remis et coté lettre B 

Plus un moulin à huile qui n'est point bannié l'aïre?  ~ de contenance ~ confrontant ~  comme appert de l'extret d'arrantement du ~ ci relis et coté lettre C et de l'extrait du compoix ci dessus mentionné

Plus un couratage appert de l'extrait d'arrentement du ~ ci remis et coté lettre D

Déclarant que le susdit four et moulin à huile et courratage ont esté aliénés lors de la liquidation des dépots et de la communauté par la procédure faite par le sieur du BOUSQUET (?) conseiller au sénat de Béziers et commissaire ? en date la dite procédure du dernier aout 1673

Plus la jouissance de certaines garrigues en commun pouvant avoir de circuit un quart de lieue  situés dans le terroir du dit lieu avec la faculté de prendre pierre pour faire chaux et platre, prendre de bois, faire depaitre le bétail gros et menu confrontant de terral ~

Plus jouissait les Joncasses (?), chemins, places, fontaines et puits

Plus la faculté de chasser, pécher, par tout le terroir du dit lieu et prohiber aux estrangers

Plus les murailles de la ville au devant de laquelle doivent être tenues ? ?

Plus les fossés qui sont tout alentour ne portant aucun revenu à cause de la ? et pour estre talhies (taillé?) dans la pierre la plus grand ?

Plus la faculté de faire abreuver les bestiaux à la rivière de Libron dans l'étendue de leur terroir et pour ce faire passer et repasser dans le terroir du sieur commandeur de Grézan le tout comme appert  de la sentence arbitrale ci remise et cotée lettre E

Plus la faculté de faire  depaittre leurs bestiaux dans le ténement de FENOULHIET au terroir de Caussiniojouls avec permission de prendre de tous bois à la retenue (?) du chaine bert (chêne vert) comme appert de l'extrait de la sentence arbitrale du ~ ci coté lettre F

Plus la faculté de faire dépaitre le bestail à laine dans le bois de La Liquière avec permission de prendre  du bois mesme de defrailher en payant la gerbe (?) comme appert de la transaction en date du ~ n'ayant remis le titre pour ne l'avoir pu trouver dans archives, ayant tiré le dit acte d'un dénombrement fait par les dits habitants au roy déclarant pourtant avoir joui de tout temps immémorial de la dite faculté

Plus la faculté qu'aucun bétail                      complanté d'oliviers appelé lous dix estant réservée la dite terre pour le bétail de labour

Plus la jouissance et possession en commun d'un fief acheté par la communauté du sieur de Paraza comme appert de l'extrait du dit achat du ~ remis et coté G

Plus la reconnaissance faite à la         par      comme appert de l'extrait de l'hommage du ~ ci remis et coté lettre H

Plus la faculté de mettre deux consuls annuellement ? (revétus) de livrée rouge avec faculté en sortant de charge que le premier sert de juge et l'autre de procureur du roy ayant faculté de mettre  un sergent pour exéqutter les actes de justice comme appert de l'extrait de l'achat de la seigneurie (écrit en fait : seigniourye) et de deux dénombrement ci remis et coté lettre J,K.L n'ayant pu remettre des achats et dénombrement plus anciens pour la ? les avoir remis

Du côté de Carcassone   pour les          que la     pour deffandre à d'autres affaires ci devant        ne les ayant pas encore retirés

Déclarant avoir toujours jouy et possédé tous les susdits biens, privilèges, facultés et droits soubs la redevance de six livres annuellement payables, et une paire de  ? (gal) de la valeur de 20 ?     payable à chaque menttation du Roy comme appert     hommage rendus à la dite     par les (habitants)  

? l'année trante neuf

La dite communauté a aquis une maison commune située sur le four dudit lieu de contenance de ~ ??

 

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